Par Caroline - le 15 mai 2012
Une quatrième semaine commence pour Sylvain Bazin, runner et journaliste, parti dans les pas des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle pour accomplir le Terdav Trail World Tour. Une forte chaleur et les premiers bobos ont rendu la semaine écoulée assez difficile, mais Sylvain a de la ressource et le Chemin réserve de belles surprises. Lundi, il bouclait la partie française de son périple. Il nous raconte.

« Me voici à Saint-Jean-Pied-de-Port, dans les Pyrénées, qui marque en quelque sorte la mi-temps de mon voyage. C’est d’ailleurs le lieu de mon unique jour de repos du périple. Il arrive à point nommé car la dernière semaine fut tout de même éprouvante physiquement. De longues étapes enchaînées de plus de 50 km (parfois même 70) et des journées où la chaleur et le soleil ont certes embelli la nature mais m’ont aussi bien fatigué.
Néanmoins je reste confiant pour la suite du trajet. Mes pieds sont sans doute les plus durement mis à contribution. Une paire de chaussures neuves, pour changer les sensations, devrait sans doute les soulager un peu.
Mais le plaisir de la découverte, des rencontres et du voyage à pied restent les plus forts. J’ai traversé la France en diagonale, je m’apprête à en faire de même avec l’Espagne. A 6,5 km/h, j’ai le temps de savourer, de ressentir les beautés du paysage et de regarder les belles maisons… et aussi de me sentir en accord avec le chemin, au gré de mes aspirations. J’espère que la seconde partie de mon voyage me transportera sur la même voie. »
Par Caroline - le 14 mai 2012
Nicolas, conseiller-vendeur à Nantes, revient du Maroc. Il en a rapporté photos et souvenirs, qu’il partage avec nous.
C’est avec des rêves plein la tête que j’embarque pour le Maroc, un pays qui m’attire depuis longtemps. Il faut dire aussi que depuis que j’ai rejoint Terres d’Aventure, j’entends régulièrement cette phrase : « Tu n’es jamais parti avec nous ? Ah mais on va t’envoyer au Maroc alors, tu vas comprendre ce que c’est qu’un voyage Terdav ! ».
À peine atterri et je suis déjà surpris : au loin, derrière la ville, c’est la neige et les imposantes montagnes de l’Atlas que j’aperçois. Je comprends alors pourquoi nos treks dans cette région commencent seulement en avril. Le lendemain, nous prenons la route. Nous franchissons le superbe col de Tichka (2260m), descendons vers la plaine aride de Ouarzazate, bifurquons vers l’immense palmeraie de Skoura pour enfin atteindre la vallée des Roses, point de départ de notre circuit. J’ai déjà l’impression d’avoir traversé trois pays différents avant même de commencer !

Notre guide Saïd, collaborateur de Terres d’Aventure depuis vingt ans, nous conduit à travers les pentes désertiques et rocheuses du Haut Atlas, veinées d’ocre et de rouge, que l’oued M’Goun a taillées au fil du temps. Ces terres – inhospitalières au premier abord – sont parcourues par les bergers et leur troupeau de chèvres, parsemées d’habitations troglodytiques, de villages berbère
s et de casbahs centenaires dominant la rivière.
Plus surprenants encore sont les jardins qui longent l’oued M’Goun. Je n’imaginais pas que dans ce désert de pierres puisse exister un paradis végétal aussi exubérant. Car ce ne sont pas juste quelques palmiers, mais des champs de blé et d’orge d’un vert intense, des arbres fruitiers par centaines (poiriers, pommiers, abricotiers, figuiers…), des buissons de roses à perte de vue, des amandiers en fleurs, le tout alimenté par des canaux d’irrigation qui détournent une partie de l’oued plusieurs kilomètres en amont… C’est comme si la Normandie avait pris ses quartiers dans le désert ! De nombreuses rencontres émaillent mon voyage, parmi lesquelles celle des habitants des vallées. Lors de la nuit passée dans le village de Tamgalouna, nous participons à la construction d’une maison traditionnelle en pisé et organisons un match de foot avec les enfants du village (remporté haut la main par le Maroc). Notre dernière soirée en bivouac est animée des chants berbères de Saïd et de nos amis muletiers… Et comment ne pas parler des repas ! Des plats typiques et variés chaque jour, pour quinze personnes, concoctés par notre super cuisinier jamais à court d’idées, avec seulement un réchaud à gaz et les provisions pour la semaine transportées à dos de mules, c’est tout simplement incroyable… Je comprends maintenant pourquoi tout le monde me poussait à découvrir le Maroc avec Terres d’Aventure. C’est un pays magnifique et d’une variété extrême, emblématique de ce qu’est un voyage Terdav : de la marche certes, mais aussi des rencontres et des émotions, et au final c’est toujours cela que l’on retient vraiment d’un voyage.
Un autre Nicolas, client Terdav celui-là, a également participé au voyage « Oasis de l’Atlas et roses du M’Goun ». Il nous a écrit pour nous remercier de ce superbe voyage et nous envoie un très beau diaporama. Prenez le temps de feuilleter ce bel album : Oasis de l’Atlas et roses du M’Goun
Par Banafshé - le 11 mai 2012

Ce film dépeint par petites touches le quotidien d´une maison un peu particulière, Nuestro Hogar (Notre Maison), où 15 enfants et presque autant d´adultes vivent depuis 7 ans une expérience qui a changé le cours de leur vie. Située à la périphérie de Quito (Équateur), Nuestro Hogar accueille de très jeunes enfants (entre 0 et 4 ans) rejetés et souvent maltraités par leur famille et les aide à se reconstruire et à retrouver leur dignité dans un environnement de calme, de sécurité et de très grand respect où ils sont acceptés et aimés.
Nuestro Hogar est une initiative d’Amigos de la Vida (AMI), une fondation équatorienne pour la protection de l´enfance, créée en 2004. Ses objectifs : accueillir, soigner, et éduquer les enfants en situation d´abandon, victimes de maltraitance, ou souffrant de handicap ; permettre à ces enfants de se réinsérer dans leur famille. Notre Fondation « Insolites Bâtisseurs » soutient ce projet depuis quatre ans en participant aux frais de fonctionnement du foyer AMI. Nous avons donc à coeur de faire découvrir l´action de la Fondation AMI à travers le film Grandir, d’autant plus qu’Etienne Moine l’un des réalisateurs est notre partenaire en Équateur.
Dates des projections :
Samedi 19 mai à Paris – 18h à la Parole Errente – 9, rue François Debergue à Montreuil (Métro : Croix de Chavaux), en présence de Maria Del Carmen Vasquez, fondatrice et directrice de la maison Nuestro Hogar.
Jeudi 24 mai à Lyon – pour les informations pratiques voir notre site
Mercredi 30 mai à Lille – pour les informations pratiques voir notre site
Par Marion - le 9 mai 2012
Terres d’Aventure a décidé de soutenir le groupe de musique Rhizom en co produisant son nouvel album Trait d’Union qui sortira à l’automne prochain. Amoureux de cette musique du monde, qui fait voyager dès les premières notes, nous avons simplement envie de la faire découvrir et de la partager avec nos amis et clients !

Originaires des montagnes de l’Ardèche, les six musiciens se rencontrent en 2003. Pendant près de dix ans, ils se produisent lors de plus de 150 concerts et publient 2 albums. Ce troisième opus est l’occasion d’affirmer l’identité de leur musique « voyageuse et éclectique ». « Si Terdav devait avoir une bande originale pour ses voyages, elle serait écrite par Rhizom. Le partenariat que nous venons d’établir avec le groupe illustre notre conception du voyage responsable, en retranscrivant par la musique, une expression solidaire, un trait d’union fédérateur entre les peuples de cultures différentes… et nous aimons simplement ce son ! » explique Lionel, notre PDG.
Les titres originaux qui composent l’album Trait d’Union concentrent des styles musicaux issus de cultures différentes. Ils entraînent celui qui l’écoute dans des voyages festifs. Des textes créoles se posent sur des rythmiques celtiques, des thèmes traditionnels des Balkans flirtent avec des tempos malgaches ou encore des ambiances antillaises sont travaillées à la mode bossa, épicées de scratch électro. L’album exprime une forme d’universalité des musiques populaires du monde, en mettant en relief des passerelles qui les relient.
Pour la sortie de l’album, une tournée sera organisée dans plusieurs villes à travers des soirées conviviales qui regrouperont expos/échanges et concerts. En attendant, Rhizom sera en concert le 21 juin à Aubenas pour la Fête de la musique. Pour écouter Rhizom
Et pour découvrir l’Ardéche Terdav propose 3 voyages :
- Le Piémont ardéchois
- Gorges et canyons ardéchois
- Escale bien-être en Ardèche
Par Marion - le 8 mai 2012
Voilà plus de deux semaines que la grande aventure de notre ami Sylvain Bazin a débuté. Et chaque jour de ce Terdav Trail World Tour est un nouveau chapitre tout en surprises, rencontres, efforts et émerveillements devant la variété des paysages de nos campagnes. En exclusivité (si si, messieurs dames, on est trop fiers
) pour les lecteurs Terdav, voici un petit bilan de mi-parcours :
« Voilà un peu plus de quinze jours que je suis parti sur le chemin de Compostelle, où je parcours quotidiennement entre 40 et 70 kilomètres. Ces quinze étapes m’ont ainsi déjà permis de traverser une belle diagonale française, des contrefort des Alpes au Lot, en passant bien sûr par le Massif Central.
Je retiens d’ailleurs surtout la grande diversité des paysages comme le premier élément marquant de ce chemin du point de vue de la découverte. Certains lieux, l’Aubrac, Conques ou encore la vallée du Celé m’ont particulièrement plu.

Mais le chemin de Saint-Jacques, c’est aussi des rencontres et du partage. Avec d’autres pèlerins et randonneurs, que je double sur le sentier ou rencontre aux étapes, et avec des amis, connus dans la vie ou sur le net, qui viennent partager un bout de chemin avec moi. J’ai parfois l’impression d’un relais amical venu me soutenir ! Les messages de soutien et les commentaires sur mes récits sont également très importants pour moi qui ai voulu partager ce voyage.
Physiquement, ca va bien. Certains jours, je sens que mon corps passe par des phases d’adaptation, mais aucune grosse douleur ni de fatigue excessive. Je reste prudent, car enchainer ainsi autant de jours avec ce kilométrage est exigeant, d’autant plus que les conditions météo n’ont pas été trop favorables : vent de tempête la première semaine, seulement deux jours sans aucune averse. J’ai tout de même pu profiter à fond des paysages, du plaisir simple de marcher et de courir librement, et d’une de mes plus belles journée d’anniversaire
J’espère continuer ainsi jusqu’à a Compostelle !! »

Si l’aventure de Sylvain vous inspire, nous avons plein de trails sur les chemins !
Par Banafshé - le 7 mai 2012

Mars-avril au Népal, les rhododendrons sont en fleurs mais en altitude, une épaisse couche de neige recouvre encore les sommets. Hélène et Fredéric – respectivement conseillère voyage à Paris et client de Terres d’Aventure – en reviennent tout juste. Accompagnés de cinq autres personnes, ils ont relevé un double défi : l’ascension du Yala Peak (5732m) et le difficile passage du Kanja La (5310m). Ils nous racontent leur voyage.
Le témoignage de Frédéric
Le Kanja (5130m) est un col aérien et vertigineux, perdu au bout de la vallée du Langtang, qui permet de rejoindre l’Helambu et la région de Katmandu. En ce début d’année, le Kanja La est perdu sous la neige et les conditions météo, en raison d’un printemps hivernal, sont particulièrement mauvaises. Le col est devenu redoutable – personne n’est encore passé dans l’année – et il ne tolère aucune erreur sous peine de chute vertigineuse. Pour ce passage, notre trek se transforme en caravane. L’ensemble du groupe – guides, porteurs, cuisiniers – et tout le matériel doit passer sans encombre de l’autre côté de la montagne. Nous parvenons au camp de base, à 4800m, sous le vent, la neige et le brouillard, et plantons les tentes sans même apercevoir le col convoité. Au petit matin, la chance est avec nous. Le ciel se dégage juste le temps pour nous de sécuriser le franchissement de la corniche d’accès au col. Nous pouvons ainsi assurer le passage, un à un, de chacun des porteurs et membres du groupe.

L'équipe au complet
Jamais le mot solidarité ne m’a semblé si fort : les pas de chacun devenaient précieux pour tous. Ce n’est que lorsque le dernier d’entre nous fut passé que nous nous sommes applaudis et embrassés pour fêter cette première de l’année. Et l’intense émotion qui s’est emparée de nous tous restera à jamais comme un de mes plus beaux souvenirs de voyage ! Un grand merci à Terdav et à toute l’équipe népalaise, notamment Passang, Quesap et Souké, sans qui rien de tout cela n’aurait pu arriver.
L’interview d’Hélène

Mur mani
Hélène, connaissais-tu le Népal ?
Pas du tout. Cela faisait pourtant très longtemps que j’avais envie de partir. Il y a quelques mois, Frédéric et son ami Jean-François sont venus à l’agence avec un projet de voyage au Népal. Avec l’aide de l’équipe Népal de Terres d’aventure, ce projet est devenu réalité. Un jour, Jean-François me dit sur le ton de la plaisanterie : « Allez ma grande, je t’invite, joins-toi à nous ! ». J’ai relevé le défi et fait mes bagages pour le Langtang.
Comment t’es-tu préparée pour ce voyage ?
J’ai l’habitude de courir deux fois par semaine avec des collègues, à l’heure du déjeuner. Les semaines précédant mon départ, j’ai aussi profité des week-ends pour pratiquer la course à pied et la rando en intensifiant le rythme à mesure que le départ approchait.
Tu as choisi une ascension très engagée (niveau 4). Comment cela s’est-il passé ?
Physiquement, cela a été éprouvant et ce, même si nous étions bien préparés. J’ai notamment souffert du mal des montagnes. Une nuit je me suis réveillée avec un œdème au bas du visage. On aurait dit Donald Duck ! Heureusement que je partageais ma tente avec ma sœur et pas mon compagnon ! Plus sérieusement, l’altitude, l’isolement, les conditions météorologiques (neige, vent, ciel bouché) et bien sûr la vie en groupe nécessitent un mental solide et une bonne capacité d’adaptation.
Le Kanja La (5310m) est un col réputé difficile. Peux-tu nous raconter cette journée ?
Le camp de base est situé juste en-dessous du col. Du camp de base, une longue montée traverse forêt, moraines, et combes enneigées, et aboutit au pied du Kanja La, dont le nom signifie « col de la grande Neige ». La neige justement, recouvrant les pentes abruptes, ainsi que de fréquents éboulements sont les principales difficultés que nous avons eues à surmonter.
Frédéric met l’accent sur le soutien de l’équipe et sur la solidarité prévalant au sein du groupe.
C’est vrai, ils ont été formidables, d’autant que nous étions les premiers à passer le col cette année. En plus des difficultés habituelles, il fallait faire la trace. Le guide a toujours su mesurer les risques d’éboulement et les difficultés du terrain. Les quinze porteurs étaient tous extrêmement sympathiques. Ils travaillaient en chantant, et cela nous aidait à garder le moral. Quant à nous, nous avions à cœur de réussir tous ensemble et adaptions notre rythme à la forme de chacun.
Quel type de paysages t’a marquée ?
L’arrivée au col est inoubliable et mérite les efforts consentis pour y arriver. La vue sur l’Helambu est inoubliable. Par temps dégagé, le panorama offert au sommet du Yala Peak (5732m), sur le Shishapangma (8013m), quatorzième plus haut sommet du monde, est à couper le souffle. Je garde enfin le souvenir de paysages encapuchonnés d’une neige aussi blanche et pure que du coton, où évoluaient des yaks loin d’être farouches.
La vallée du Langtang se situe au nord de Katmandou et à quelques kilomètres au sud du Tibet. Quelles traces de cette culture tibétaine as-tu remarqué ?
Nous sommes en plein Pays tamang, un peuple bouddhiste venu du Tibet et vivant principalement de l’agriculture. Le bouddhisme imprègne profondément les paysages. Des monastères sont érigés sur les contreforts des montagnes et les drapeaux de prière claquent au vent. Nous avons aussi contourné de nombreux murs mani, ces amoncellements de pierres gravées de sutras qui essaiment les pâturages.

As-tu eu l’occasion d’échanger avec des villageois ?Oui, et je me souviens particulièrement d’une rencontre à Kyanjin Gompa avec une jeune femme tamang qui s’appelait Soany. Elle portait la tenue traditionnelle des femmes tamang : tunique croisée sur la poitrine, petit tablier brodé de couleurs vives, et calot en feutre. Nous avons échangé dans un anglais approximatif et passé un moment très chaleureux. En guise de remerciement, je lui ai tressé les cheveux – le nombre de nattes dépend du statut marital de la femme – et offert une crème hydratante.
Une nouvelle envie de voyage ?
J’ai déjà de nouveaux projets : un voyage de reconnaissance avec Terres d’aventure, et l’Afrique australe avec une amie. Je vous raconterai…