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Ethiopie, sur les hauts plateaux d’Abyssinie

Par - le 30 mai 2011

Que ce soit dit : OUI, chez Terres d’Aventure, nous faisons un métier formidable 🙂 Mais nous ne sommes pas les seuls à parcourir le monde « pour le travail ». Il y a aussi… les journalistes ! Plusieurs fois par an, nous emmenons un petit groupe d’entre eux à la découverte d’une destination qui nous tient à cœur. Carnet de route du dernier voyage, en Ethiopie :

Mardi. 18h. Départ de l’agence Terdav de Paris, direction l’Abyssinie. « File, veinarde ! », lance le webmaster de Grand Nord Grand Large avant de replonger chez les ours polaires. RER blindé, pour changer. 20 bonnes minutes d’avance quand même à l’arrivée Terminal 2, assez pour attendre les journalistes autour d’un café. 1, 2, puis 6. Ils arrivent petit à petit, commentent la taille de leur valise et l’enfer des transports parisiens. Il y a des Bretons, des Nancéens, des hebdos et des quotidiens, certains connaissent un peu l’Afrique et d’autres pas du tout. Tous sont encore absorbés par ce qu’ils ont laissé derrière eux quelques heures auparavant. 22h. Ethiopian Airlines nous emmène vers le pays de la reine de Saba en passant par quelques cumulus, et chacun tente de grappiller un peu de sommeil.

Mercredi. Atterrissage dans la lumière de l’aube d’Addis-Abeba. Le corps engourdi et l’esprit embrumé, nous nous lançons dans une mission visas et changement de l’euro en birr, la monnaie éthiopienne. Nous sommes attendus par Emmanuel, l’un des guides, qui nous conduit à l’agence de Gilbert, là où tout commence. Gilbert, c’est notre correspondant Terdav en Ethiopie. Un personnage. Sa moustache est connue dans tout le pays, et pour en savoir plus sur lui, c’est ici

Nous commençons ce voyage par une immersion culturelle dans l’ancien palais du Négus, le roi des rois, transformé aujourd’hui en université et musée d’Histoire éthiopienne. Des instruments de musique à l’ancienne aux magnifiques tenues traditionnelles aux épaulettes en crinière de lion, en passant par les archives de la dynastie Zagwe, ça y est nous sommes bien arrivés. En fin d’après-midi, nous rejoignons le lac Tana : tout le monde dans une petit embarcation et hop, on file observer les pélicans !!

Jeudi. Navigation jusqu’à la presqu’île de Tsegue. Une fois à terre, nous croisons des femmes portant sur leur dos des sacs de céréales pouvant aller jusqu’à 25 kilos. Plusieurs d’entre elles ont des croix tatouées sur le front, symbole de la ferveur chrétienne du pays.

Nous nous déchaussons pour pénétrer dans un monastère, où Gilbert légende les épopées colorées, dessinées à la peinture végétale, avant de redescendre vers le port pour boire un café parfumé à la cardamome avec les habitants.

Déjeuner dans la petite ville de Woreta. Nous faisons maintenant route pour Gondar. Quelques arrêts sur la piste pour prendre des photos et discuter avec les paysans. Et voici Gondar ! Son nom sonne comme une promesse de légende, et notre imagination s’emballe devant la vue panoramique qu’offre l’hôtel.

Vendredi. Départ pour 3h de route vers les montagnes du Simiens. 100 km de piste jusqu’au village de Debark. Un guide local et un ranger grimpent à bord de notre véhicule pour monter jusqu’au camp de Sankaber, à 3500 mètres d’attitude. Nous marchons dans le parc vers un autre lieu de panorama plutôt vertigineux (dit « la cascade ») entre la poussière ocre et les grandes fleurs de lobelia.

Une érosion massive au cours des ans a formé sur le plateau éthiopien un des paysages les plus spectaculaires du monde, avec des pics, des vallées, et des précipices. Pour le déjeuner : pique-nique dans le parc ! Tiens, y’a même du pâté Hénaf… sacrés Bretons 🙂 En redescendant, nous croisons des colonies entières de babouins geladas. Fascinant. Ils nous laissent nous approcher très près d’eux, on pourrait rester des heures à les observer.

18h. Bain de foule à Debark, on s’arrête prendre une bière au cœur de la ville, de la vie, avant de dîner dans notre petit hôtel local. Odeur forte de café, les gens qui jouent aux cartes dans les couloirs en mangeant l’injéra (galette traditionnelle), bruits de couverts et de rires, il règne une agréable ambiance ici.

Samedi. Ce matin nous redescendons à Gondar. Sur la route, nous nous arrêtons pour regarder les gens qui se rendent au marché. Ils sont plusieurs centaines, certains amènent des chèvres, d’autres des œufs ou des tissus, et il y a ceux qui viennent simplement parce que c’est ici que ça se passe. Un véritable exode de visages souriants, de tenues traditionnelles, et de discussions animées. L’après-midi se passe dans le parc des châteaux impériaux, connu sous le nom de Fasil Ghebbi. Il abrite cinq châteaux et une bibliothèque, tous inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco.

Tiens, on entend un peu de musique par là-bas… une équipe TV est en train de tourner un clip de musique traditionnelle !! Les danseuses sont magnifiques, leurs mouvements vifs et rythmés ; nous les regardons danser un long moment. Puis nous visitons l’église Debre Birhan Sélassié du 17ème siècle. Les peintures religieuses sont sublimes, et classées elles-aussi.

Dimanche. Vol pour Lalibela. Nos estomacs ne sont pas au top de leur forme aujourd’hui, mais peu importe, les églises sont magnifiques et nous avons hâte de tout savoir sur ce lieu mythique des fêtes de Timkat. Déjeuner dans notre hôtel « Moutain View », qui, comme son nom l’indique, offre une vue à couper le souffle. Tout l’après-midi, nous arpentons Lalibela et ses 10 églises rupestres creusées dans le tuf. Petite préférence pour celle dédiée à Marie, petit écrin de peinture où un prêtre prend la pose pour nous. Joli coup de cœur également pour St Georges, la plus emblématique de toutes.

Lundi. Petit déjeuner éthiopien sur la terrasse, d’où l’on observe des aigles ! Mais il est déjà temps de reprendre la route, puis l’avion pour Addis-Abeba. Après le déjeuner, nous avons juste le temps de faire quelques négociations de shopping, pour ramener un peu de ce pays si envoûtant. Du café torréfié, des poteries artisanales, quelques jolies cotonnades et puis s’en vont. Nous sommes attendus à l’ambassade de France, pour discuter des perspectives de voyage en Ethiopie, en pleine expansion. Nous terminons la soirée dans un restaurant typique de la ville, avec chants et danses endiablées (certains se sont même aventurés sur scène, mais chuut leurs exploits restent entre nous…) jusqu’au bout de la nuit… qui sera courte pour notre petit groupe de journalistes, car nous devons filer à l’aéroport pour attraper notre vol. Quelques bises et promesses de revenir plus tard, nous voici tous endormis, direction Paris.

Un grand merci à Gilbert pour ce voyage magique, et à Jaques, Mathilde, Vincent, Mathieu, Claude, Lysiane, et Christophe pour leur bonne humeur, leur professionnalisme et leur humour, qui ont fait de ce voyage une réussite.

Commentaires (2)
Huberaime23 septembre 2011 à 14 h 27 min

Bonjour. Beau voyage. Si vous vous intéressez aussi à l’histoire du pays, lisez gratuitement mon livre bilingue illustré MON GRAND VOYAGE, ETHIOPIE 1976-78: 20 mois à travers 10 pays. Si vous aimez, diffusez le lien.
http://huberttabutiaux.wordpress.com/2011/04/16/introduction/

Françoise27 décembre 2011 à 12 h 29 min

bonjour
tout cela donne des envies de voyage pour plus tard …
Je voudrais en savoir plus sur le monastère de Tsegue , savez-vous s’il existe des ouvrages sur le sujet et/ou avez-vous d’autres photos sur les fresques?
Merci