Accueil  > Actu > Marathon des Sables 2013 : les premières étapes

Marathon des Sables 2013 : les premières étapes

Par - le 10 avril 2013

CIMBALY/E.SAMPERS©MDS2013Nous vous en avions parlé il y a quelque temps : Terres d’Aventure soutient des équipes du  Marathon des Sables, qui se déroule en ce moment même dans le désert marocain. Nous suivons ainsi attentivement Mohamed, cuisinier sur nos circuits accompagnés au Maroc… et marathonien à ses heures perdues. Cette course en autosuffisance, longue de 230 km, est aussi l’occasion pour certains de dépasser leur handicap et de faire connaître une association qui leur tient à cœur. C’est le cas des équipes Transavia Sportera Handi’Cap et Fondation Thierry Latran, toutes deux soutenues par Terres d’Aventure. Retour sur les premiers jours de course.

Marathon des Sables : le classement

À quelques minutes du départ de la 4ème étape (TAOURIRT MOUCHANNE / JEBEL EL MRAÏER : 75,7 km) du 28ème Sultan Marathon des Sables, nous sommes ravis d’apprendre qu’aucun de « nos concurrents » n’a abandonné. Mohamed a terminé les trois premières étapes dans les 20 premiers, sur 1027 engagés. Cyril, Willy et Carole qui courent pour la Fondation Thierry Latran, ont franchi la ligne d’arrivée de la 3ème étape aux places 529, 190 et 530 du classement. Quant au team Transavia Sportera Handi’Cap, ils ont eux aussi réussi à arriver avant la fermeture des contrôles. Nicolas, l’un des coureurs, nous raconte ces premiers jours de course.

Marathon des Sables : le récit de Transavia Sportera Handi’Cap

CIMBALY/PAUCE©MDS2013

« L’étape un, 37 km, a été la première la plus dure de toute l’histoire du Marathon des Sables. Nos trois enfants, Astrid, Marie puis Gaëtan, ont été tour à tour pris en charge dans la joëlette. Chacun y passe environ deux heures, ils sont protégés de la chaleur et bien entendu nous les hydratons sans interruption. La température entre midi et deux heures est très élevée, plus de trente degrés, et elle augmente au fil des jours.
Nous courons ensemble et les relais sur la joëlette se font toutes les six minutes, pour n’épuiser personne. Lorsque le terrain est roulant, il y a juste un coureur devant et un autre derrière. Quand la piste devient plus dure, dans le sable, ou quand elle grimpe, nous avons différentes options, en général un devant et deux à l’arrière, puis, quand cela se complique encore on peut aller jusqu’à quatre personnes devant, un derrière et un sur chaque côté. Alors, la difficulté est que chacun porte son effort au même moment, sur le pied gauche, il y a donc un des coureurs qui fait office de « hurleur » et qui donne le rythme, un, deux, un, deux etc…

CIMBALY/PAUCE©MDS2013

Le deuxième jour est une étape connue des anciens, mais qui se fait à l’envers, et beaucoup plus difficile. Très sélectif dit-on en langage sportif, autrement dit épuisant. Et le fait est qu’il y a des abandons, le team Transavia Sportera Handi’Cap a même porté assistance à plusieurs concurrents en déroute. On avance sans se presser. Le tableau de marche nous amène au bout des étapes une heure avant la fermeture des contrôles. On fait en moyenne quatre kilomètres par heure. Tout le monde est en forme mais les blessures ont affaibli deux membres du team. Jérôme est désormais recordman des ampoules, douze à lui tout-seul.
Nous comprenons que les enfants sont ravis malgré la fatigue, un bivouac même confortable reste un bivouac. Ils disent évidemment vivre une aventure dont ils ne pouvaient même pas rêver.
Demain, pour l’étape de 73 km, il est prévu de ne pas faire rouler les enfants de nuit, ils se fatigueraient trop vite et n’auraient aucun plaisir de participer au raid dans ces conditions. Les deux accompagnatrices du team, Laure et Anne-Laure, sont aux petits soins, et font un boulot formidable. »

© MDS2013