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Terdav Trail World Tour : l’ultime but atteint !

Par - le 5 juin 2012

« Me voici arrivé au terme de mon voyage à pied. J’ai atteint le cap Finisterre, la pointe occidentale de l’Espagne, samedi en début de soirée. 40 jours de marche, 40 à 70 kms quotidiens, un seul jour de repos, voilà pour les chiffres. Mais c’est surtout une grande émotion, une joie intérieure d’être allé au bout de l’aventure qui m’habite à présent.

Ma dernière semaine de marche a été à la fois belle, émotionnelle et fatiguante. J’avais commencé à ressentir certains signes de fatigue lors de ma traversée de la Meseta. Cela n’a certes pas vraiment été en s’améliorant et mon rythme a sans doute un peu décru lors de ces dernières étapes. Mais quelle joie de retrouver d’abord la montagne, d’arriver à O Céreibro, un village de montagne à la mode celtique, puis de descendre vers Santiago.

Beaucoup de monde, presque un peu trop, sur les 100 derniers kilomètres avant la ville. Mais l’émotion d’arriver sur la place, devant la cathédrale, je ne l’oublierai pas. La vieille ville est d’une grande richesse patrimoniale, elle est aussi très vivante. Une belle récompense que d’arriver en ces lieux. Pourtant, le lendemain, j’ai repris mon sac et mes bâtons pour aller jusqu’au cap Finisterre. Deux très belles journées de marche m’attendaient encore, à travers la Galice. Ca ressemble à la Bretagne, pays celtique et marin. Les collines sont couvertes de landes et il faut tout de même les grimper.

Je suis arrivé fatigué, un peu comme à la fin d’une longue course, au bout de la terre, au Cabo Finisterra. Là, je ne pouvais aller plus loin, mais « heureux qui comme Ulysse… » je m’en suis retourné, l’âme en joie et l’esprit à la fois apaisé et tourné vers les prochaines aventures. »

Commentaire (1)
FERRON BERTRAND6 juin 2012 à 14 h 32 min

bravo à vous Sylvain, méfiez vous tout de meme de l’atterrissage au retour…Il est parfois délicat avec l’envie de repartir et des questionnements incessants…Enfin c’est ainsi que je l’ai vécu en 2006.