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Yeruldelgger, polar en Mongolie

Par - le 9 décembre 2013

En panne d’idée cadeau pour Noël ? Si vous comptez un amateur de polar dans votre entourage, Yeruldelgger, paru en octobre 2013 aux éditions Albin Michel, est fait pour lui. Ici, nous avons dévoré ce roman policier dont l’intrigue se déroule en Mongolie. Des paysages de l’Altaï aux égouts d’Oulan-Bator, l’auteur Ian Manook, nous entraîne dans un thriller époustouflant.

Parc national de la Terelj – Mongolie – © B. Galler

Parc national de la Terelj

Yeruldelgger, commissaire à Oulan-Bator

Yeruldelgger – Ian Manoo – Éditions Albin MichelLe roman porte le nom de son personnage principal, le commissaire Yeruldelgger, héros atypique que la mort de sa petite fille a plongé dans la douleur. L’intrigue débute par la découverte du corps d’une petite fille, enterrée vivante avec son tricycle dans les steppes infinies de la Mongolie. L’enquête révèle rapidement qu’il s’agit de bien plus qu’un simple accident de la circulation, d’autant qu’à cette mort atroce, s’ajoute bientôt celle de trois Chinois, contremaîtres dans une usine locale.

Dans son enquête, le commissaire est secondé par des personnages secondaires étonnants : Solongo, médecin légiste amoureuse de Yeruldelgger, Oyun la jolie adjointe du commissaire au caractère bien trempé et Gantulga, un jeune garçon des rues aussi débrouillard qu’insolent. On s’attache très vite à ce quatuor insolite qui nous emmène aux quatre coins de la Mongolie : voyage à cheval dans les Flaming Cliffs, retraite dans un monastère, fêtes de naadam dans le parc national de Terelj

Un voyage en Mongolie passionnant

L’autre héros de ce polar, c’est la Mongolie. Une Mongolie dans laquelle les nomades des steppes sont fans de la série Les Experts Miami mais continuent de franchir le seuil de leur yourte du pied droit, comme l’exige la tradition. C’est ce grand écart entre les croyances anciennes et la modernité, entre le smartphone et le boodog, un ragoût de marmotte, qui rend ce roman passionnant.

C’est ainsi que le centre de la capitale, Oulan-Bator, se hérisse de gratte-ciel étincelant de verre et d’acier et la périphérie se couvre de bidonvilles. Les rencontres nomades qui s’effectuent dans les steppes se raréfient tandis que de plus en plus de familles choisissent de s’installer en ville dans l’espoir d’une vie meilleure.

 

Jeune femme nomade – Mongolie – © B. Galler