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Ascension du Cho Oyu : c’est pour demain

Par - le 27 septembre 2013

Le 24 septembre, nous avions quitté un Laurent plutôt optimiste quant à l’issue de l’expédition. Qu’en est-il aujourd’hui, au moment où l’ascension du Cho Oyu (8201m) est toute proche ? Vue sur les camp 1 et camp de base durant la montée au camp 2.

Abandon d’une partie de l’équipe

Puja précédant l'ascension du Cho Oyu

Puja précédant l’ascension du Cho Oyu

Le 22 septembre était un moment clé du processus d’acclimatation pour l’expédition. En effet, toute l’équipe devait passer une nuit complète au camp 2, à 7125 m d’altitude, puis redescendre au camp de base pour récupérer avant l’ascension du Cho Oyu. Finalement, seuls Stéphane, Laurent et Gyazen dormiront au camp 2. Paulo et Pascal sont contraints d’abandonner durant la montée et, accompagnés de Lakpa, ils passent la nuit au camp 1 et rejoignent Bruno et Fabien au camp de base. Trois jours plus tard, on apprend que quatre alpinistes ont atteint le sommet pour la première fois en 2013. L’expédition Terdav ne sera donc pas la première… À cette petite déception, succède un vrai coup dur. Problèmes de santé, d’acclimatation, démotivation… les difficultés s’accumulent. Bruno, Fabien, Pascal et Paulo prennent donc la décision – la plus raisonnable mais aussi la plus douloureuse – de renoncer à l’ascension. Grâce à la réactivité et à l’organisation de nos partenaires locaux et du guide sherpa Pasang, ils peuvent quitter rapidement le camp de base. Leur arrivée à Katmandou n’est plus qu’une question d’heures.

Ascension du Cho Oyu : ils sont prêts

Cho Oyu : descente au camp 1 Laurent, Stéphane, Gyazen et Lakpa seront donc quatre à tenter le sommet. Pour le moment, ils récupèrent de leurs nombreux allers-retours entre le camp de base et le camp 2, des allers-retours épuisants en altitude. Toute expé le sait. Dans les camps d’altitude, la perte d’appétit est inévitable et il devient très difficile de s’alimenter correctement. Hormis le thé, aucun plat, aussi succulent soit-il, n’arrive à passer. Au camp de base, les talents de Také le cuisinier et de Curé son aide, réussissent cependant à redonner de l’appétit aux 4 hommes. Aujourd’hui Laurent et Stéphane sont en forme et ont bien récupéré de leurs efforts des derniers jours. La confiance est là et si la météo reste bonne, l’expé partira à l’assaut du sommet dès demain. Quatre jours les séparent encore de l’exploit. Cho Oyu (8201m) Retrouvez tous les voyages haute montagne de Terres d’Aventure sur notre site.

Commentaires (4)
David W27 septembre 2013 à 15 h 24 min

Laurent et Stéphane… Allez les gars !!! Bravo, chapeau pour votre courage !!! Vous avez des trippes et ses tripes vont vous porter « pole pole » au sommet et là, bon sang, vous vous sentirez fier, la larme à l’oeil et le cœur boosté !!!!

Un gars comme moi qui vient de faire le Kili sans difficulté majeur, qui n’a pas de connaissance en alpinisme, mais une volonté de rhinocéros : peut il faire ce que vous faites ? Si oui ou même si non, quel cheminement pour y parvenir ? J’ai des rêves et ceux-ci ne peuvent rester au fond de ma boîte.

Courage encore, vous m’impressionnez !

Caroline
Caroline27 septembre 2013 à 17 h 44 min

Les expéditions comme celles du Cho Oyu s’adressent à des sportifs de haut niveau ayant une expérience très poussée de l’activité. Même comme cela, seuls 35% des alpinistes qui tentent une ascension atteignent le sommet.

Le chemin pour réaliser votre rêve est long mais pas interminable. Avant de tenter l’ascension d’un sommet de 8000 m et plus, il vous faudra commencer par des sommets de 4000m et plus (minimum 3 ou 4) et enchaîner sur l’ascension de deux 6000m, tel le Chopicalqui, au Pérou (6354m) avant de tenter un 7000m comme le pic Lenine en Kirghizie (7134m). Pas mal d’années d’entraînement et une grosse motivation donc. Mais quand on aime…

Le sherpa blanc8 octobre 2013 à 16 h 24 min

Il est vrais qu’il faut être entrainé pour une telle expé. Mais lorsque l’on a la chance d’avoir le temps de cette année. Il vaut mieux être un bon montagnard avec un mental en béton et avoir une certaine rusticité qu’être un athlète surentrainé.
C’est mon avis le débat est ouvert.

paulo18 octobre 2013 à 21 h 02 min

tout d accord avec le sherpa blanc (summiter cho oyu )
-physique d endurance sans reproche
-moral d acier
-rusticité
-experience en alpinisme
et puis une bonne meteo , pas de pepins medicaux 😉 et un guide attentionné ….
paulo ( membre de l expé)