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Argentine à vélo – La Patagonie, le vent dans le dos !

Par - le 10 novembre 2015

Voilà maintenant plus de deux mois que Florent, responsable de notre agence Terres d’Aventure à Lille, est sur les routes de l’Argentine à vélo. Et il ne se lasse toujours pas de tous les spectacles auquel il assiste quotidiennement sur la route !

Au moment où vous lirez cet avant-dernier article, j’aurai derrière moi plus de 3600km. J’ai donc fini la traversée de la fantastique la « carretera austral » en beauté … Vous allez comprendre toute l’ironie de cette expression à la lecture de l’anecdote qui va suivre ; mais passons sur ce point délicat pour le moment 🙂

Je suis donc de retour en Argentine après mon escapade au Chili, et de nouveau sur la route 40. Je traverse en ce moment la province de Santa Cruz, dans la Patagonie sud et ses steppes isolées, c’est la « pampa ». Santa Cruz est située entre l’océan Atlantique et la cordillère des Andes. Elle est bordée au nord par la province de Chubut, à l’est par l’océan Atlantique, au sud et à l’ouest par le Chili. J’ai abandonné mon vaillant vélo quelques jours (histoire de me dégourdir les jambes:)), pour effectuer plusieurs treks dans le parc national de Los Glaciares (avec le Fitz Roy et le Cerro Torre). Et aussi pour voir le fameux glacier Perito Moreno !! C’est sublime, les photos parlent d’elles même.

C’est dans cette région que la réalise vraiment la beauté, et surtout la puissance, de la Patagonie : le vent (plus de 80 km/h, et encore ce n’est pas le maximum !), le soleil des montagnes, l’incroyable bruit hypnotique des séracs (morceaux de glace) qui se détachent et plongent dans le lac.

© Denis Chambon - Le glacier Perito Moreno dans le Parc national des glaciers - Argentine

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Voici deux anecdotes qui rendent cette partie du voyage inoubliable, pour le meilleur… comme le pire :

  • J’ai été accueilli dans une vraie estancia (ranch au cœur de la pampa) par des gauchos, génial !
  • Mon passage de la frontière chilo-argentine a été des plus épiques.
    8 petits kilomètres séparent les deux postes frontaliers, mais pas n’importe lesquels : rios plus ou moins profonds, sable, boue, vase, galets… et j’en passe. Selon les dires du seul et unique douanier chilien présent, il y a un sentier, un pont, et c’est bon. Soyons honnête : je n’ai jamais trouvé ce fameux sentier, et ce n’est pas faute d’avoir cherché. J’ai pris mon courage à deux mains pour faire cette traversée, et il m’a fallu près de 10 heures pour en venir à bout, avec notamment quelques belles grosses frayeurs pour traverser les fleuves, qui a cette période de l’année ont une forme olympique. Et je ne vous parle même pas de la température 🙂 Conclusion : j’ai poussé, tiré, poussé, tiré encore, et traîné mon vélo de toutes mes forces pour arriver à ce fameux pont… qui, bien sûr, n’était pas traversable à vélo, sinon c’est pas drôle. J’ai dû recommencer, faire un détour, pour arriver de 2 km plus loin que le poste argentin… je vous laisse imaginer la tête des douaniers quand je suis finalement arrivé devant eux !!

Voilà voilà, un beau record : la plus longue journée de vélo, et forcément la plus longue distance parcourue (de 7h30 à 21h sur la selle, avec 1h30 de pause au total, pour faire 134km dont 74km de ripio – route de terre – !)

Je vous dis à la prochaine, en espérant pouvoir vous montrer alors une photo de mon passage à côté du panneau USUHAIA, tout un symbole !

Encore merci à tous pour votre soutien,

A bientôt

Florent

 

Commentaires (3)
Famille Schiavone10 novembre 2015 à 20 h 44 min

Belle performance Flo ! Tes photos sont magnifiques et je vois que malgré quelques petits désagréments tu gardes toujours le sourire .Que tes jambes soient avec toi .Bises

Tcho13 novembre 2015 à 23 h 29 min

Guarde la pêche tcho!

Van Den Houtaer14 novembre 2015 à 12 h 15 min

Salut Florent ! C’est Anaïs de Ingrid, elle m’a conseillée d’aller voir le blog de Terdav pour suivre ta traversée 🙂 c’est génial ! Les photos sont magnifiques et tu m’impressionnes beaucoup ! Moi j’aurais jamais eu le courage de faire cette escapade rien qu’à vélo ! Courage, bisous !