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Evian-Istanbul : col du Grand-Saint-Bernard

Par - le 29 juillet 2016

Evian-Istanbul : col du Grand-Saint-Bernard

L’équipe de cyclistes Evian-Istanbul nous donne des nouvelles, après 2 semaines de sur les chemins.

Thonon-les-Bains, col du Grand-Saint-Bernard

Nous voilà partis depuis deux semaines déjà. Après avoir paqueté les tentes ce matin et roulé une dizaine de kilomètres, nous sommes tombés par chance sur une agence de tourisme dont la propriétaire nous a gentiment laissé accéder à son ordinateur perso pour écrire ce deuxième « rapport » 😉

Car oui, avant la Croatie il y a un certain nombre d’aventures que nous avons envie de partager avec vous.
Nous sommes partis le 11 juillet de Thonon-les-Bains, sur les bords du lac Léman, avec pour objectif l’ascension du col du Grand-Saint-Bernard, marquant la frontière suisso-italienne. Le voyage démarre difficilement, des trombes d’eau s’abattent sur nous lors des 50 premiers kilomètres jusqu’à la frontière suisse, suivies d’une première frayeur avec la chute de Nico, heureusement sans gravité.

Déterminés, nous nous attaquons aux 2500m de dénivelé positif qui nous séparent du sommet du col du Grand-Saint-Bernard. Nous passons les premières nuits à faire du camping sauvage, le temps est gris mais la pluie a enfin décidé de s’arrêter. Les paysages sont majestueux mais les heures de grimpette le long des cantonales tendent à nous épuiser moralement et physiquement.
Evian-Istanbul : col du Grand-Saint-Bernard Evian-Istanbul : col du Grand-Saint-Bernard
Après 3 jours de montée, nous arrivons au dernier village avant l’ascension du col : Bourg-Saint-Pierre. La température a drastiquement chuté ; nous qui pensions souffrir de la chaleur sommes un peu pris au dépourvu, nous décidons de passer la nuit dans une auberge.
Nous faisons à ce moment notre première rencontre : Pierre, qui nous fait découvrir son village et nous emmène en repérage en haut du col, ça va grimper dur !
Le lendemain matin, c’est parti, on attaque le col, le défi de Victor, ne pas poser pied avant le sommet. Les 6 premiers kilomètres se font sous une route couverte. Nous roulons roue dans la roue, dans le noir, avec les véhicules qui nous doublent à vive allure. Une fois sortis du tunnel, la libération, les montagnes nous entourent. Victor se lance dans la bataille (c’est son plus grand plaisir, allez comprendre 🙂 suivi de Raph, tandis que je pose pied après 1 kilomètre ; je vais pousser mon vélo et ses 40 kilos pour les 7 derniers kilomètres.
Finalement après 1h30 d’ascension j’aperçois la fin de la route, Victor et Raph viennent me soutenir pour les derniers mètres, Victor a réussi son défi au sacrifice de ses tendons, le temps est sublime comparé au repérage de la veille, les dieux du voyage sont avec nous !

Evian-Istanbul

Après avoir monté le col du Grand-Saint-Bernard, s’ensuit une descente de 32km jusqu’à Etrouble où nous décidons de passer la nuit. Nous reprenons des forces et attaquons la vallée d’Aoste après avoir goûté aux plaisirs culinaires italiens.
Deux jours plus tard, nous sortons de la vallée, deux options s’offrent à nous. Contourner Milan par le nord et suivre les Dolomites (de nouveau des montagnes), ou continuer à descendre en suivant la Francegina au sud. Nous choisissons la deuxième option : mauvais calcul. La chaleur est insoutenable, les paysages monotones et les moustiques par millions. Après plusieurs jours de vélo, les kilomètres s’enchaînent à vive allure jusqu’à Orio Litta où, épuisés, nous prenons deux jours de repos forcé dans un hospice d’accueil de pèlerins. Décidément, nous passons du bon temps dans ces hospices italiens qui nous accueillent les bras ouverts.
Ces deux jours de repos sont l’occasion de repenser notre itinéraire. Tout d’abord, la situation à Istanbul nous oblige à mettre le cap sur Athènes. De plus, pour nous dégager plus de temps et profiter de ce voyage comme nous l’entendons, nous décidons de prendre un train jusqu’à Trieste : à nous l’Adriatique !
A l’heure où nous vous écrivons, nous longeons la côte croate et plus précisément l’Istrie. Nous en sommes à plus de 500km parcourus et continuons notre route !

Evian-Istanbul

Commentaires (4)
Barbara29 juillet 2016 à 20 h 36 min

Merci pour cet article…ça fait rêver…on se croirait soi mm en vacances…Et les mots utilisés font qu’ on s y croit vraiment!!!

Francoise30 juillet 2016 à 0 h 24 min

Quel aventure! Ca donne envie de voyager…
Faites nous signe si vous repassez par la belgique vous etes les bienvenus chez nous!
Amicalement

Francoise

Francoise30 juillet 2016 à 0 h 27 min

Le fameux col du grand saint bernard…
Bonne route les amis!

Vincent

Anne11 août 2016 à 14 h 13 min

Courage! Quelle chance de pouvoir mener à bout ses reves de voyage
Vous nous donnez envie de partir aussi
Au plaisir

Anne