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Evian-Istanbul : la côte adriatique

Par - le 1 septembre 2016

Evian-Istanbul : la côte adriatique

« Apres avoir traversé plusieurs pays le long de la côte adriatique, nous nous posons pour partager quelques moments forts de ces dernières semaines.

Depuis Trieste ou nous sommes arrivés par le train, nous roulons à vive allure vers la frontière slovène. S’ensuit une journée de vélo en Slovénie ou nous découvrons la beauté d’une côte Adriatique sublime. Le beau temps est au rendez-vous et l’envie de pédaler nous habite. Sur les conseils de voyageurs rencontres au gré de nos périples, nous mettons le cap sur l’Istrie, une péninsule croate réputée pour sa truffe blanche et la beauté de ses paysages !

La première journée de vélo se fait sur des pistes cyclables non asphaltées perdues au milieu des vignes pour notre plus grand plaisir. Nous trouvons finalement refuge dans un camping du littoral. Les joies de la première baignade et les itinéraires empruntes nous donnent bon espoir pour la suite du périple.
Evian-Istanbul : la côte adriatique

Le lendemain, nous mettons le cap sur Pula, une ville située a la pointe sud de l’Istrie. Malheureusement, les espoirs de la veille s’estompent rapidement. Les décors idylliques du littoral croate laissent place a une cote urbanisée pleine de ressort et de campings cinq étoiles; le trafic routier s’intensifie et les conditions de vélos vont en se dégradant. Apres une bonne cinquantaine de kilomètres difficiles, le moral des troupes en prend un coup et nous prenons conscience de la triste réalité du tourisme de masse en haute saison. Le camping sauvage n’est alors plus une option et les tarifs pratiques y sont exorbitants. L’ambiance qui y règne ne correspond pas a notre philosophie du voyage. Nous décidons d’aller chercher des renseignements auprès d’une office de tourisme locale : c’est la douche froide, l’ensemble du littoral est touristique et urbanise en cette saison !

Nous décidons alors de quitter l’Istrie au plus vite. Arrive a Porec, une option s’offre a nous : prendre un bus jusqu’à Split au centre de la Croatie. Le périple ne sera pas de tout repos. En effet, il nous faudra négocier avec les chauffeurs de bus afin d’y mettre les vélos et patienter toute une nuit dans les rues de Rijeka. Après 12 heures de bus et une nuit à patienter dans la rue, nous arrivons enfin à Split ou nous décidons de nous reposer deux jours.

Revigores, nous reprenons la route en longeant la cote croate vers le sud. Malgré le trafic chargé, la route, entre montagnes et mer nous va à ravir. Nous enchaînons les kilomètres sur une route vallonnée et y prenons grand plaisir. La chaleur de ce mois d’août nous oblige à patienter de midi à 17h dans de petits villages côtiers plein de charmes, ou nous profitons des eaux turquoises de l’Adriatique, ce qui n’est pas pour nous déplaire !
Apres une centaine de kilomètres, nous faisons halte dans un véritable coin de paradis. Un lac situe a quelques kilomètres dans les terres, quasi inconnu des touristes, le lac de Bacinska Jezera. Le camping familial dans lequel nous dormons et les eaux chaudes et limpides du lac rechargent notre moral a bloc.

Evian-Istanbul : la côte adriatique

Le tourisme de masse va en s’amenuisant et nous continuons notre route en direction du Montenegro. Apres 370 kilomètres le long des cotes croates, nous passons la frontière Monténégrine, en suscitant au passage la curiosité et l’amusement des douaniers.
Malheureusement, la côte se retrouve de nouveau intensément touristique, et nous faisons face au trafic routier le plus dense que nous ayons connu depuis le depuis de notre voyage.
Bien que physiquement nous enchaînons les kilomètres avec aisance, il est difficile de rouler sereinement face à tant d’automobilistes pas très enclins à nous laisser un espace sur la route. Deux jours difficiles s’enchaînent, deux crevaisons, suivis d une chute de Raph qui voile sa roue. Le lendemain matin et après plusieurs conseils d’un couple de cyclotouristes hollandais concernant la côte Albanaise, nous décidons de monter avec nos vélos dans un ferry nous amenant en Grèce. 36 heures plus tard, nous voilà donc arrivés à Patras, fatigués, mais avec des sourires jusqu’aux oreilles devant l’accueil que nous recevons ici.

La traversée des Balkans fut une sacrée aventure, les épreuves difficiles une fois passées se transforment en souvenirs les plus marquants et nous en rigolons largement depuis les plages grecques de sable fin.
A l’heure qu’il est, nous vous écrivons de l’un des plus beaux endroits que nous ayons eu l’occasion de traverser, un village perché aux abords de la mythique cité de Delphes, face à un panorama à couper le souffle donnant sur le golfe de Coryhnte et la plus vieille oliveraie du monde. Nous gardons le meilleur pour la fin !

A dans deux semaines pour le retour sur nos aventures grecques et le bilan de notre voyage 🙂 »

Evian-Istanbul : la côte adriatique

Commentaire (1)
Jules5 septembre 2016 à 18 h 15 min

Bravo aux aventuriers pour ce troisième article !
Hâte de lire la fin de votre voyage en Grèce

Julio