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Guide de voyage au Cap-Vert, par Joëlle et Chantale

Par - le 17 mai 2013

©20ansCapVert

« Encore un guide de voyage au Cap-Vert ! » Je vous entends d’ici. Vous pensez qu’il en existe assez comme ça. Certes, mais celui-ci a un supplément d’âme. Il a été conçu par deux amies,  Joëlle et  Chantale, conceptrice de voyages en Afrique et au Moyen-Orient. Toutes deux ont notamment découvert les îles de Fogo et Brava et partagent leurs coups de cœur pour un archipel, qui offre bien plus qu’un simple dépaysement à quelques heures de vol de la France.

 

© Joëlle Pineau

Au chapitre « Fogo, l’île-volcan » de votre guide de voyage au Cap-Vert, que lirait-on ?

© Joëlle Pineau

Fogo est un volcan, et pas n’importe lequel puisqu’il est le plus actif des îles de l’Atlantique central. L’un de ses cônes les plus récents, le Pico Novo, est le point culminant de l’archipel du Cap-Vert (2829m). Le volcanisme est partout : dans les tonalités métalliques et veinées de rouge qui colorent le paysage, dans le sable ébène qui contraste avec le bleu profond de l’Atlantique, dans les terres fertiles qui entourent la caldeira.

Fogo, c’est aussi une île et ses habitants, qui vivent principalement du tourisme, de la culture du café et des vignobles. Chã das Caldeiras nous plonge dans ce monde rural et hors du temps. C’est ici qu’est produit un vin de bonne qualité, le manecom. Ici aussi que la peau caramel, les yeux émeraude et les cheveux blonds des habitants rappellent qu’un Français, Armand de Montrond, s’est installé à Fogo à la fin du XIXe siècle et qu’il eut pour l’île et ses femmes, un amour sans limite.

Comment décririez-vous Brava avec les cinq sens ?

la vue : le contraste offert au regard avec sa voisine, Fogo, à seulement une demi-heure de bateau. Brava est tout en rondeurs, très vallonnée, mais aussi très cultivée. Les champs forment un échiquier verdoyant, parfois occupés par des troupeaux de vaches ou de moutons.

l’odorat : les senteurs ambrées et musquées des haies d’hibiscus qui séparent les champs.

© Joëlle Pineau

l’ouïe : la répétition d’une chorale, qu’on entendait de loin. Ces voix d’ange surgies de nulle part avaient quelque chose d’irréel.

le toucher : les éclaboussures d’un groupe d’enfants désireux de nous montrer leurs prouesses de plongeurs.

le goût : celui des biscuits confectionnés par les propriétaires de l’unique épicerie de l’île. On passait commande le matin et le soir, un sac de gâteaux, tout juste sortis du four, nous attendait.

Une adresse sélectionnée pour votre guide de voyage au Cap-Vert ?

Le restaurant où nous avons dîné le dernier soir à Mindelo. La cuisinière est une des amies de Théo, notre partenaire au Cap-Vert. Il y a quelques années, elle s’est retrouvée seule pour élever ses cinq enfants et Théo l’a aidée à ouvrir son propre restaurant. Depuis, c’est devenu le lieu de prédilection des guides et accompagnateurs. Au retour d’un circuit accompagné au Cap-Vert, tous se retrouvent pour faire la fête, revoir ses amis et passer un bon moment. Il règne là-bas une ambiance très chaleureuse et on peut être sûr que tôt ou tard, quelqu’un va prendre la guitare et improviser un petit bœuf.

Une anecdote à raconter ?

© Joëlle Pineau

© Joëlle Pineau

Notre visite au «Café fixe», un café-restaurant-salon-de-coiffure à São Filipe, capitale de Fogo. Outre sa vocation insolite, il est tenu par une femme haute en couleur. Sa silhouette fellinienne, son maquillage sexy, ses chaussures retro et ses cheveux peroxydés, coiffés à la Maryline, tout en elle était kitsch. Mais sa gentillesse, sa fierté de nous recevoir et le soin avec lequel elle nous a coiffées étaient eux, bien authentiques.

Si vous n’aviez qu’un mot pour décrire le Cap-Vert ?

Le mot «partage» me vient tout de suite à l’esprit. Tout l’archipel tourne autour de cette valeur. À Fogo, nous venions de terminer une randonnée assez longue et difficile et pour nous permettre de nous reposer, un homme nous a reçus chez lui et nous a fait du café. À Brava, une femme n’a pas hésité à réveiller son amie, propriétaire de restaurant, pour nous préparer notre petit déjeuner. Ce ne sont que quelques exemples, mais ils résument bien l’esprit des Capverdiens.

© Joëlle Pineau

Commentaire (1)
Théo21 mai 2013 à 15 h 15 min

Sympa de replonger le temps de quelques paragraphes dans le souvenir de cette semaine mémorable 🙂
Jolies photos soit dit en passant !