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Quand le Cap-Vert s’invite au Queyras

Par - le 21 mai 2013

Année du Cap-Vert oblige, 2013 est marqué d’un certain nombre d’événements. Pour célébrer les liens qui unissent le Cap-Vert à Terres d’Aventure, nous proposerons en août prochain des circuits accompagnés dans les Alpes du Sud co-encadrés par les guides capverdiens Edy et Josimar, et nos partenaires au Queyras. Pour ceux qui ne connaissent pas encore Edy ou Josimar, ils ont accepté de répondre à quelques questions.

Josimar encadrera le circuit «Piémont italien,
entre Ubaye et Queyras
»

© Hélène Le Pelley

Ubaye

Jozimar

Jozimar

Tout le monde vous appelle Pipi !

C’est mon surnom depuis l’enfance, je le porte depuis que je suis né à Mindelo, l’une des plus belles baies du monde. Ça fait rire les Français mais pour moi c’est mignon !

Votre itinéraire préféré ?

La grande traversée de Santo Antão. Douze jours de marche sans croiser une voiture, de la côte ouest aride à la côte est plus verdoyante. On découvre la vie de villages situés à plus de 5 heures de marche de la route. On dort chez les habitants. Les revenus qu’ils perçoivent leur permettent de continuer à vivre dans ces terres isolées.

© Patrick Le Floc'h

Tarrafal – Cap-Vert

Une rando qui finit par un plongeon ?

Sur l’île de Santo Antão toujours, entre le village de pêcheurs de Cruzinhas et Ponta do Sol. On marche en bord de mer sur des plages où alternent sable blanc et sable noir. L’endroit est aussi fréquenté par les tortues.

Où avez-vous le sentiment d’être au bout du monde ?

Depuis Tarrafal sur l’île de Santiago, on prend une piste de cailloux pour aboutir dans une oasis en plein milieu volcanique. On se sent sur une autre planète.

Le plat traditionnel à déguster ?

Le Cachupa, une sorte de ragoût à base de maïs et de haricots secs avec du thon ou du maquereau. C’est très nourrissant et j’adore le manger le matin réchauffé sous forme d’omelette. Ça donne du peps avant d’entamer une randonnée.

Votre soirée idéale ?

Dans un restaurant à Mindelo pour écouter de la musique traditionnelle : morna, coladeira ou funana. Les musiciens vivent à fond la musique qu’ils jouent. Dans ce style, ma cantine, c’est «Chez Chicao».

Edy encadrera le circuit «Tour du Queyras»

© Marc Laurans

Queyras

Edy

Edy

Trois raisons de se rendre sur Fogo, l’île où tu as grandi ?

– Pour l’accueil tout d’abord. Sur l’île, on est dans le partage : d’une culture, d’un repas, d’un sourire, etc.
– Pour ses contrastes. L’univers aride, minéral qui entoure le volcan est parfois troublé du vert éclatant, presque phosphorescent, des vignes cultivées sur son flanc. Le littoral lui est saupoudré de sable noir, ourlé du bleu profond de l’océan et surmonté de roches pourpre.
– Pour le volcan. Le Pico de Fogo (2829m) est le point culminant de l’archipel du Cap-Vert. C’est ici, des entrailles de la Terre, que notre pays puise ses forces.

Quelle est votre randonnée favorite au Cap-Vert ?

J’aime particulièrement la vallée Ribeira da Torre, au nord de l’île de Santo Antão. Nous sommes dans la partie verdoyante de l’île, entourés d’abruptes parois tapissées d’une végétation touffue, sur lesquelles courent les liserés des cultures en terrasses. Le panorama est spectaculaire !

© Vanessa Lourdin

Fogo – Cap-Vert

Avez-vous une anecdote à nous raconter sur les soirées passées chez l’habitant ?

J’en ai même des dizaines. Chaque «Traversée intégrale de Santo Antão» que j’ai accompagnée est riche en souvenirs. Les rencontres entre randonneurs et habitants de l’île donnent parfois lieu à des épisodes insolites, comme cette personne qui refusait de se doucher car l’eau était froide. Ça faisait halluciner nos hôtes.

Comment décririez-vous le manecom, le vin produit à Fogo ?

Le manecom est produit à partir des vignes qui poussent sur les flancs du Fogo. Elles sont gorgées de soleil et de la sève du volcan. Ce vin, c’est la fierté des gens qui vivent dans le cratère. D’ailleurs, ma mère en vend au marché municipal de São Filipe. Passez la voir si le cœur vous en dit… mais buvez de ce vin avec modération car il est assez alcoolisé.

Commentaires (8)
garcia21 mai 2013 à 19 h 03 min

bonjour,
vous étiez mes guide pour le cap vert et je regrette de ne pas être là en aout pour vous voir.
Je pense que nos montagnes vous plairont.En tout les cas bienvenue en france à tous les deux.
maria

Didier21 mai 2013 à 20 h 37 min

Le bonjour à la maman de Eddy, véritable figure Capverdienne qui fait de si bonnes salades locales ! et au petit frère de Eddy qui a testé son premier accompagnement de groupe avec nous en novembre 2012 !

Véronique Piret22 mai 2013 à 11 h 16 min

Véronique 22 mai 2013
Je suis ravie qu’Edy puisse venir en France car lorsqu’il nous a accompagnés cet hiver à Noël, il rêvait de voir la France et ses montagnes. Voilà qu’un de ses rêves se réalise. Je suis désolée de ne pouvoir l’accompagner lors de sa venue mais je serais à ce moment-là partie pour d’autres aventures avec Terdav à Bali. Edy est un super guide et je vous le recommande vivement. La découverte du Cap Vert fut vraiment un enchantement. Edy, je t’embrasse ainsi que Vax qui nous a enchanté de sa présence. j’espère qu’il deviendra guide à son tour. Ce projet est vraiment une excellente idée et j’espère de tout coeur qu’il rencontrera beaucoup de succès.

Choné30 mai 2013 à 17 h 04 min

Edy bien sur Santo Antao reste un grand souveniravec toi malgré la pluie diluvienne qui nous a accompagné toute la semaine…nous esperons te rencontrer à Lyon si cela peut s’accorder dans ton programme : passe nous un mail…

Jacqueline Brosson Gonnet4 juin 2013 à 8 h 57 min

Edy a été un super guide en janvier 2011, avec nos amis les Goetz et nos filles.
Sa très bonne connaissance du français nous a permis de bien connaitre l’histoire du Cap vert.
Je suis contente qu’Eddy vienne en France, et j’espère que nous pourrons le voir à Lyon avec les Chone ou dans le Queyras, si nous randonnons dans le coin.

Jacqueline Brosson Gonnet4 juin 2013 à 13 h 23 min

Je rectifie, c’était en janvier 2012.
C’était un super groupe !!!

plumart19 août 2013 à 20 h 52 min

Un grand merci à Edy, pour sa gentillesse, sa culture dans tous les domaines, histoire, géographie, flore, faune, musical.
Je garde un souvenir inoubliable de la découverte de l’île de San Antao, paysage, accueil,
ces gens n’ont pas grand chose et ils vous donnent tout ce qu’ils peuvent.
On avait évoqué cette venue en France, il en rêvait et je suis heureuse pour lui, qu’il soit de ce voyage.
On aurait aimé faire parti de ce circuit, mais trop difficile pour moi.
Anita et Bernard qui m’avait offert ce voyage pour mes 60 ans et 40 ans de mariage
(Edy pourra t-il nous dire ce qu’il a retenu de son voyage en France ? A t-il accés à ces message)

Caroline
Caroline20 août 2013 à 9 h 26 min

Merci à vous pour ce commentaire qui, j’en suis sûre, fera très plaisir à Edy.