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Une randonnée so Scottish

Par - le 6 juin 2012

Terres sauvages, lacs mystérieux, hommes en jupe, single malt (sans glace), monstres, fantômes, cornemuse et B&B un peu kitsch… Vous avez deviné ? L’Écosse bien sûr, d’où revient une fière équipe Terdav, partie à la rencontre des Highlanders, et qui saura désormais mieux que quiconque renseigner les futurs randonneurs ayant soif d’aventures écossaises. Jean-Claude, notre conseiller lyonnais, était du voyage. Il nous raconte cette terre d’aventure à la fois si loin et si proche.


Accompagnés de Ian et Dan, les guides locaux, Caroline, Astride, Magali, Thierry, Jessica (Paris), Charles (Marseille), Véronique (Toulouse), Sarah (Genève) et Jean-Claude (Lyon) sont partis à la découverte de la West Highland Way, de l’île de Skye et de la région de Pitlochry.
Montagnes nues, vallées de landes et de tourbières, côte déchirée, sombres lacs, hameaux isolés, châteaux inquiétants, le décor des Highlands donne un peu la chair de poule à celui qui veut bien croire aux histoires de fantômes, spécialités de la région. Cet environnement austère et inhospitalier donne pourtant à ces paysages un charme incroyable. On y retrouve le grandiose de terres sauvages qu’on imagine plutôt dans de lointaines contrées sibériennes ou patagonnes, et quand le soleil parvient à percer les nuages, des couleurs éclatantes s’offrent aux randonneurs qui se sont aventurés dans les glens (vallées) et sur les bens (montagnes). Malgré un aspect aride, l’eau est une composante essentielle du paysage : côtes maritimes, rias, lochs (lacs), rivières, ruisseaux, cascades… rythment le paysage et comme la plupart des cours d’eau n’ont pas été canalisés, ils affirment le caractère indompté de la région.

Les essences d’arbres sont peu nombreuses (bouleaux, pins calédoniens et chênes nains) mais sont colonisées par mousses et lichens, et une grande variété de baies poussent, au grand plaisir des gourmands. La faune est riche et on peut avoir la chance d’observer le grand aigle de mer, l’aigle royal, le macareux, le bec-croisé (endémique), le fou de Bassan, la martre, le phoque, le dauphin, l’orque… Nature étonnante quand on sait Londres à une heure de vol.

Les conditions climatiques, on le sait tous, ne sont pas méridionales. On peut dire qu’il fait beau plusieurs fois par jour ! Comme en Irlande et en Islande le temps change constamment, et il arrive rarement que la météo soit épouvantable ou totalement au beau fixe. Les randonneurs doivent s’équiper en conséquence. L’étanchéité des chaussures est un détail à ne pas négliger, et un vêtement imperméable de qualité est un confort très apprécié. Pour ceux qui ne marchent pas avec des bâtons et qui ont un appareil-photo peu encombrant, le parapluie est aussi très pratique car il permet de s’habiller plus légèrement. La pluie a façonné le paysage écossais, elle fait partie de l’ambiance, de l’atmosphère qui se dégage de cette région. Un équipement adéquat permet de ne pas souffrir de l’humidité et d’apprécier au mieux les balades dans les Highlands.

Outre ses espaces sauvages, l’Écosse est aussi une terre de traditions, fortement ancrées dans le cœur des Écossais. Héritiers d’un riche passé, ils affirment leur personnalité à travers leurs coutumes, leurs vêtements, la musique, le vocabulaire gaélique, le whisky, etc. Malgré un accent un peu déroutant au début, il est très facile de partager une conversation et, à l’instar de l’Irlande, les pubs sont des lieux privilégiés pour les rencontres. La culture écossaise se laisse découvrir arrosée d’un single malt bien tourbé et les qualificatifs employés par les amateurs seront familiers des connaisseurs de vins. Les clans, les distilleries, les tenues… chaque vallée, chaque village a son histoire et ses particularités, sources de conversations intarissables pour ceux qui aiment sociabiliser au comptoir.
Six jours pour faire un grand tour d’horizon des plus beaux sites d’Écosse, inutile de préciser que le rythme a été intense. Tellement intense, que nous en avons oublié Thierry sur l’île de Skye ! Mais rassurez-vous nous sommes retournés le rechercher. En tout cas, ce séjour nous a permis d’avoir un bel aperçu de ces terres sauvages et de goûter à l’ambiance des villages. Cette région du monde a encore beaucoup de secrets à révéler, beaucoup de vallées à explorer et de montagnes à gravir. Aux confins de la Grande-Bretagne, on trouve encore une terre d’aventure. Belle surprise !

Et une expédition de 15 jours avec portage et bivouac, ravitaillement tous les trois jours, de Fort William à la côte nord… qui est candidat ? 😉

Ps : La petite histoire ne nous dit pas si les Terdaviens ont croisé des hommes en kilt, mais  Caroline nous a confié qu’ils en ont bien rencontré… en revanche ils ne sont pas allés jusqu’à vérifier la légende !!