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Des terdaviens en Equateur

Par - le 26 octobre 2011

De retour à l’agence, ils nous ont vendu du rêve, nos collègues revenus d’Équateur…
voici leur récit !

« Le 26 septembre, le lever très matinal est rude, mais n’entame pas l’enthousiasme de l’équipe Terdav. Notre groupe est composé de Romain, concepteur de voyages Amérique latine, Catherine, conceptrice de voyages Rando Liberté, Anne, responsable d’agence à Rennes, Manon, conseillère à Marseille, David, responsable d’agence à Toulouse et moi, Emmanuelle, responsable d’agence à Lille. Nous attendions tous avec impatience ce voyage !

Dès notre arrivée, c’est une plongée dans la culture locale.

A l’arrivée à Quito, l’accueil de notre guide Ramiro et du chauffeur Fausto, est à la mesure des sourires et de la gentillesse que nous rencontrerons tout au long de notre parcours. C’est donc après une courte nuit que commencent ces 10 jours d’intenses découvertes. Nous débutons par le fameux marché d’Otavalo, le plus grand d’Amérique du sud, imprégnés par les premières odeurs qui s’exhalent, des plus agréables de fruits inconnus aux plus « étranges » des cochons pendus. Les femmes sont belles dans leurs habits traditionnels, avec longues jupes et colliers dorés. A peine immergés dans la culture équatorienne, il est déjà temps de s’extirper de cette foule pour se dégourdir les jambes lors d’une marche autour de la lagune de Cuicocha.
Démarre également notre périple culinaire, longuement photographié par Manon et jamais assez épicé « d’aji » pour Catherine, dans la cuisine d’une famille indienne de la communauté de Chilcapamba. La bonne humeur règne et les rires fusent tout au long du dîner 🙂 Le lendemain nous retrouvons Etienne, notre correspondant depuis plus de 25 ans, qui nous fait visiter avec sa femme Maria la fondation qu’ils ont créée. AMI a pour but d’accueillir, soigner, éduquer les jeunes enfants en situation de risques et suivre ceux qui ont pu être réinsérés dans leur famille. Un moment intense et important pour nous devant l’implication et le dévouement des encadrants.

Du páramo à la cloud forest.

Etienne, avec son énergie habituelle, nous embarque ensuite pour une randonnée dans la brume depuis le col de Papallacata à 4300 m, à l’ambiance surréaliste avec sa végétation de « páramo », sol spongieux et petits lacs qui se découvrent dans une trouée de nuages. Puis vient une magnifique descente, mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Après un peu de route sportive où nous admirons la conduite du gros bus par Fausto sur les petits ponts, nous arrivons à la nuit sur le flanc amazonien de la cordillère. C’est alors trente minutes de marche dans l’obscurité, à la frontale, personne ne parle, au pas cadencé avec hâte d’arriver. Le lodge éclairé surgit enfin et nous nous précipitons dans le salon cosy au son du jazz sur une petite bière ou un jus de fruit…
Le lendemain, au rythme des coups de machette qui débroussaillent le sentier, nous découvrons la « cloud forest »; la forêt humide d’altitude, encombrée de lianes et bambous. Un périple de sept heures de marche en terrain, comment dire…boueux… Qui a dit que marcher en bottes ne se faisait pas!

Manon, un peu malade, teste les surprises de la pharmacopée locale !

Après les contreforts, nous arrivons enfin n Amazonie à Misahuallí, village situé au bord du fleuve Napo et principale entrée fluviale vers la forêt primaire. Petit plongeon dans la piscine au petit-déjeuner, la chaleur commence à se faire sentir. Ambiance chercheurs d’or sur les rives lors de notre transfert en pirogue avant d’arriver au lodge, perché sur les hauteurs et entouré d’une forêt qui nous semble inextricable.
Nuit sous la moustiquaire avant de découvrir avec notre guide local la pharmacopée et les vertus des plantes médicinales lors d’une randonnée dans la forêt amazonienne. Nous testons tout : la rencontre avec la mygale, les fourmis vivantes au goût de citron prélevées directement sur l’arbre avec la langue et pour Manon, un peu enrhumée, l’écorce d’une plante dont les effets immédiats sont redoutables. Ne lui en parlez pas, elle a encore la gorge en feu mais l’efficacité est prouvée. David, quant à lui, pourra vous parler de cette chaleur moite qui l’a malmené. Pour ma part j’ai adoré.
Nous apprenons beaucoup de cette journée ; la fabrication de la chicha de manioc et aussi comment faire un chocolat chaud sur de la banane à partir de la cabosse du cacao.

Du cochon d’Inde dans nos assiettes…

Puis direction Baños situé dans « l’allée des volcans » , où nous retrouvons la civilisation. C’est samedi soir, les rues sont animées, la musique très festive, mais ça c’est une autre histoire…
J’allais oublier de vous parler du « cuy » ! Et oui il nous a bien fallu tester la saveur du cochon d’Inde, un met de fête. Je ne suis pas certaine que cela ait plu à tout le monde mais le plat a été photographié sous tous ses angles.
Changement d’ambiance, c’est ce qui fait le point fort de ce petit pays: après la forêt, le refuge du Chimborazo à 5000m. Il faut l’avouer, seuls Anne et Romain sont partis sous la neige et le brouillard pour atteindre les aiguilles de Whymper à 5300 mètres, le reste de la troupe n’étant pas motivé par le climat.
Nous aurions dû grimper, les effets de l’altitude, on le sait, peuvent avoir des effets redoutables mais pas seulement dans le mauvais sens. Une euphorie s’est ainsi emparée d’Anne, ce qui a rajouté encore plus de bonne humeur à notre petite équipée.
De ces hauteurs, nous redescendons le lendemain pour une marche autour de la lagune de Quilotoa aux couleurs changeantes. Pendant que Catherine visite les hôtels pour nos voyages en individuel, nous repartons dans les cimes, au parc du Cotopaxi où malgré un temps encore bouché, nous montons tous à 5200 m, toujours guidé d’une main de maître par Ramiro.
Pas de vue, mais la limite bleutée du glacier suffit à nous ravir. Pour clôturer ce magnifique voyage, le lendemain matin, le volcan Cotopaxi apparaît dans toute sa majesté, énorme cône blanc scintillant au soleil.

Le petit mot de la fin

Je pourrais être dithyrambique sur ce pays, mais les mots les plus simples sont souvent les meilleurs : diversité, gentillesse et… équipe locale de choc !

Commentaires (4)
Julie26 octobre 2011 à 17 h 18 min

Quel périple! ça donne envie 😉

Sarah Terdav26 octobre 2011 à 17 h 26 min

Wahouuuuuuuu Que bello! Quiero ir tambieeeeen!
Merci les collègous pour ce récit et salut à l’équipe d’Etienne!

Hélène26 octobre 2011 à 21 h 54 min

Ouahh ce récit me ramène bien des années en arrière à l’époque où Ramiro était encore chauffeur mais déjà l’encadrement et le trek le démangeaient sérieusement…bravo pour avoir décrit de façon aussi précise et vivante ces ambiances si particulières qui font de ce pays un peu oublié une destination très variée et forte en sensations !

Charlie
Charlie19 novembre 2011 à 12 h 15 min

Wow! super 🙂 Merci d avoir partagé votre aventure! Carrément que ca donne envie!