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Le sud de Madagascar : 4 témoignages pour 4 univers le long de la nationale 7

Par - le 11 mai 2016

Véronique, Anne, Gérard et Charles, 4 Terdaviens de retour de Madagascar nous donnent chacun leur impression sur l’île Rouge.

Véro, le parc national d’Andringitra

Après quelques kilomètres de piste à travers la vallée de Namouly, nous entrons dans le parc national d’Andringitra, site classé Patrimoine Mondial pour sa faune et sa flore. Nous allons marcher deux jours au pays Betsileo. La randonnée commence dans les champs cultivés entourés de ces maisons de briques rouges et se termine par la vallée Tsaranoro. Un premier bivouac sur le plateau et un levé de soleil magnifique nous accompagne au départ de la rando. Le décor change : une grande prairie puis nous nous retrouvons au milieu de chaos granitiques et apercevons au loin le Pic Boby à 2650m, l’un des plus hauts sommets de l’île. Nous poursuivons dans un décor lunaire entouré de hautes parois dans une végétation clairsemée répondant au nom étrange de « plateau des extraterrestres »… Notre guide Élisabeth nous met dans l’ambiance avec les légendes de ce royaume de pierres. En entamant la descente, un paysage luxuriant nous surprend : palmiers bambous et fougères géantes. De toute beauté. Plus bas, vers la vallée, nous retrouvons ces champs cultivés, ces rizières et ces maisons colorées. Des ribambelles d’enfants joyeux nous suivent… La traversée du massif se termine avec un dernier regard sur l’immense falaise de Tsaranoro, connue des grimpeurs.

Parc national d'Andringitra - Madagascar

(Parc national d’Andringitra – Madagascar – Yann Guiguen)

Madagascar, une incroyable biodiversité par Anne

Comme beaucoup, j’adore faire des photos de grands espaces et de petites bestioles (enfin pas trop petites quand même !).  Faire des photos animalières, même avec un bon appareil, relève souvent de l’exploit quand les animaux se font un peu trop discrets, ou un peu trop rapides !  Heureusement, il existe une terre bénie pour les photographes moyennement doués (voire pas du tout) : Madagascar !

Pour les petites bestioles (phasmes ou caméléons, par exemple), photos inratables garanties : on en voit beaucoup et ils ont la bonne idée de ne pas bouger.

Pour les animaux un peu plus visibles : les incontournables lémuriens par exemple, là encore, le photographe novice se fait plaisir. En effet, ces animaux semblent plus gourmands que farouches (donc ils préfèrent se régaler de baies plutôt que de déguerpir) et plus adeptes du confort que de la fuite (certains sont tellement bien installés au creux d’un arbre, qu’ils ne bougeraient pour rien au monde, vous accordant juste un petit coup d’œil  légèrement hautain). Vous l’aurez compris, peu importe les photos finalement, qui aime la nature, aimera forcément Madagascar.

L’île est d’une richesse incroyable, la flore nous régale également : baobabs, fougères arborescentes, bambous et le célèbre palmier des voyageurs, emblème de l’île.

J’ai eu le plaisir de profiter de cette richesse naturelle dans le massif de l’Isalo, d’Andringitra et dans le parc national de Ranomafana. Mais il y a quantité d’autres parcs à Madagascar, alors n’hésitez pas, faites-vous plaisir !

(Plantation Millot - Ambanja - Madagascar)

(Plantation Millot – Ambanja – Madagascar – Yann Guiguen)

Gérard, Madagascar terre de rencontre

En suivant la route nationale 7, nous traversons les hauts plateaux puis le pays des agriculteurs, dominé par les rizières, les lacs, les collines et les montagnes.

Cette île extraordinaire où les « vazaha », terme non péjoratif pour designer les touristes et résidents blancs, sont accueillis avec respect et bienveillance. Cette île nous réserve beaucoup de surprises, du coté d’Ambositra, le peuple Betsileo, qui signifie « les nombreux invincibles » sont d’habiles agriculteurs, aux traits légèrement asiatiques, qui ont bâti des rizières en terrasse avec d’ingénieux systèmes d’irrigations et c’est aussi eux qui ont perpétré le vignoble Malgache, héritage de la colonisation. Plus au centre, les Baras, héritiers des bergers peuhls africains, gardent les centaines de troupeaux de zébus, armés de sagaies et de fusils car le vol de troupeaux est un sport national ici.

La fin de la RN7, jusqu’à Tuléar, réserve encore beaucoup de surprises, baobabs, chercheurs de saphir… Mada est un continent à elle seule. Mora Mora, petit à petit, nous avons été jusqu’au bout du rêve….

RN7 entre le PN de l'Isalo et Tuléar - Madagascar

(RN7 entre le PN de l’Isalo et Tuléar – Madagascar – Yann Guiguen)

Charles, le parc national de l’Isalo

En arrivant dans l’Isalo (prononcer Ichal), nous connaitrons notre seul moment pluvieux  du voyage. Oh trois fois rien ! une demi heure de pluie le soir en rejoignant  notre premier bivouac. Nous commençons notre randonnée dans un splendide canyon à la végétation luxuriante en profitant au passage des piscines naturelles aux noms très colorés : piscine bleue et piscine noire pour piquer une tête. Puis nous montons sur le plateau pour une marche de deux jours à travers de magnifiques formations de grés, des steppes sauvages et des canyons profond.

Des lémuriens, des lézards, des caméléons et pleins d’oiseaux de toutes sortes nous accompagnerons durant tout ce trek. Un bivouac de rêve avec des vues  panoramique sur cette formation géologique exceptionnelle achèvera de nous donner une envie terrible de revenir faire la traversée intégrale de l’Isalo.

Campement - Parc national de l'Isalo - Madagascar

(Campement – Parc national de l’Isalo – Madagascar – Yann Guiguen)