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Wild Atlantic Way : Une expédition à vélo en Irlande. Episode 4

Par - le 15 juillet 2015

Après avoir traversé les comtés de Cork et du  Kerry lors d’une splendide première semaine de vélo en Irlande sur la Wild Atlantic Way, j’ai poursuivi mon périple à travers l’ouest, et tout au bord de l’Atlantique en compagnie de mon ami de course et de voyage, Thomas, qui roule ici à vélo couché.

©Sylvain Bazin - Velo en Irlande - vélo couché

Son véhicule obtient d’ailleurs un franc succès partout où nous passons: on nous demande si c’est commode, les plus téméraires tentent même de s’asseoir sur le siège. Quant à essayer vraiment, c’est compliqué car l’engin est réglé pour la haute taille du normand. Ces vélos, populaires en Allemagne et aux Pays-Bas, sont très rapides sur le plat et en descente, mais exigent beaucoup de force dans les montées. Ma monture est beaucoup plus classique: un cadre de VTT des années 2000, un décathlon Rockrider 500, en acier et vraiment très solide, réadapté pour en faire un vélo de voyage: guidon papillon, pneus Swalbe marathon, porte-bagages et sacoches, bien entendu. Même chargé à 20 kilos (et pesant donc environ 35 en tout) il est maniable et encaisse bien les chocs des routes irlandaises et les nombreuses côtes du parcours. Il lui manque, notamment pour bien suivre le vélo de Thomas bien plus profilé, quelques dents à l’avant pour aller vite sur le plat. Mais enfin, nous nous adaptons à nos variations d’allure, lui étant moins rapide dans les longues montées et les pentes raides. Il faut noter qu’il faut des vélos solides pour bien rouler sans encombres sur cette Wild Atlantic Way: le vélo en Irlande est un paradis, mais pédaler ici s’apparente presque à du VTT tant les routes sont parfois cabossées et rarement aussi lisses que chez nous. Il ne faut pas venir en pensant faire du vélo de route classique.

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Néanmoins, rouler sur cette Wild Atlantic Way, si l’on ne vient pas pour la pure performance de vitesse, ce qui serait dommage, reste un immense plaisir. Certes, après les beautés du Kerry, nos deux premiers jours à travers le comté de Clare m’ont paru un peu moins grandioses: de la calme campagne, un peu plus modeste au niveau du dénivelé, mais jamais tout à fait plate non plus, où l’on peut toujours admirer le vert des prairies et la quiétude des villages, mais un paysage un peu moins spectaculaire. Cela se roule tout à fait bien cependant.

©Sylvain Bazin - Velo en Irlande - Connemara

Le charme du Connemara

Mais le spectacle reprend quelques kilomètres plus tard, lorsque l’on aborde, après avoir tout de même goûté une soirée aux charmes des pubs remplis de monde et de musique à Galway, les étendues sauvages du Connemara. Là, le plaisir de rouler sur des minuscules routes de bord de mer, entre baies et lacs surmontées de montagnes, entre les prairies vertes bordées de murets de pierres blanches où s’ébrouent moutons et chevaux, est total. Le soleil a beau ne plus être totalement au rendez-vous, le paysage me ravit vraiment à nouveau.

©Sylvain Bazin - Velo en Irlande - Connemara

Nous roulons ainsi une bonne journée à travers ces étendues sauvages, où les maisons sont basses et la végétation rare et basse, avant d’entrer dans un autre Connemara, plus protégé par les montagnes, beaucoup plus vert et fleuri. Encore un charme différent, près de l’abbaye de Kilemore. Un joli fjord et quelques lacs plus loin, sur de calmes routes où il nous faut parfois prendre garde à ne pas entrer en collision avec les moutons (qui se promènent là en toute liberté), et nous pédalons jusqu’à l’île d’Achille.

Les prochains épisodes de Sylvain Bazin à vélo en Irlande seront là bientôt, ne les râtez pas!

 

©Sylvain Bazin - Velo en Irlande - Connemara