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Des Terdaviens au pays de la reine de Saba

Par - le 25 novembre 2011

Ethiopie du 14 au 22 Octobre 2011



Le vendredi 14 octobre, histoire de bien terminer la semaine, nous sommes 4 Terdaviens à quitter l’agence parisienne en fin d’après-midi en direction de l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle où nous retrouvons le reste de l’équipe. Elle se compose de Pascale conceptrice de voyages sur mesure, Dany directrice du service aérien, Céline conseillère à Marseille, Ingrid responsable de l’agence de Bruxelles, Sarah responsable de l’agence de Nice, Aurélie conseillère à Toulouse, Jean-Baptiste conseiller à Paris et Malika conceptrice de voyages en Afrique. Et nous voilà embarqués sur Ethiopian Airlines à destination d’Addis-Abeba, nous attendions cela depuis longtemps, de découvrir ce pays d’Afrique à part du fait qu’il est le seul à ne pas avoir été colonisé et qu’il est le berceau de l’humanité.

Arrivée matinale samedi 15 octobre à l’aéroport d’Addis-Abeba, Tafessé nous accueille et nous conduit chez Gilbert et Désirée, nos correspondants depuis plus de 10 ans, pour un petit déjeuner de bienvenue. Puis Tafessé nous guide à travers la capitale, nous visitons le musée ethnologique afin d’apprécier la diversité culturelle du pays, puis  poursuivons par la visite du musée national où se trouve notre ancêtre à tous : LUCY ! Nous déjeunons dans un restaurant près de l’aéroport car nous embarquons en début d’après-midi sur un vol à destination de Mekele au nord du pays. Nous arrivons à l’hôtel et faisons connaissance avec les chauffeurs de 4×4 qui ont fait 2 jours de route depuis la capitale jusqu’à Mekele afin de nous amener le lendemain vers la dépression du Danakil. Nous apprécions de nous retrouver sur la terrasse de l’hôtel pour jouir de la vue sur la ville et partager une boisson.

filleDimanche matin 16 octobre les choses sérieuses commencent, nous partons à bord de trois véhicules 4×4 à destination de la dépression du Danakil. C’est une longue journée de transfert qui nous attend mais on en prend plein les yeux. En une journée on passe de 2500m d’altitude à -100m en dessous du niveau de la mer. Nous découvrons les maisons en pierre typiques du Tigré ainsi que les coiffures particulières des tigréennes. Les paysages évoluent tout au long de la journée, nous passons des hauts plateaux verdoyants et cultivés à un paysage plus désertique aux effondrements géologiques, c’est somptueux ! La population est elle aussi différente une fois dans la partie désertique car nous sommes en pays Afar. Nous rencontrons de magnifiques jeunes filles aux colliers de perles multicolores et aux cheveux tressés. Tout au long de notre chemin nous doublons des caravanes de dromadaires en route pour la banquise de sel. Quelle diversité en une seule journée ! En fin de journée nous sommes donc arrivés à destination : Amedila, petit village qui n’est habité qu’une partie de l’année lors de la saison du sel en automne-hiver. Le reste du temps il fait beaucoup trop chaud. Il y règne donc une atmosphère très particulière, ce village est peuplé à 99% d’hommes, essentiellement des caravaniers et travailleurs du sel. Nous dormons à la belle étoile, il n’est pas utile d’utiliser un sac de couchage tellement il fait chaud, même la nuit la température reste élevée.


© Celine RavierLe jour suivant nous parcourons en 4×4 les derniers kilomètres qui nous séparent du volcan Dallol. Quelle découverte, c’est tout simplement incroyable ! Après une courte marche nous arrivons dans le cratère multicolore, on ne sait plus où donner de la tête, on prend des photos de partout tellement le spectacle est extraordinaire. Ca sent le souffre, on doit se protéger le nez pour ne pas trop en respirer et ne pas avoir trop mal à la tête par la suite. Les couleurs sont vives, fluorescentes ! On se croirait dans les entrailles de la terre. Ce site, selon moi, fait partie de ces endroits qu’il faut voir sur notre planète quand on en a la possibilité. Nous avons poursuivi notre périple en direction de la banquise de sel afin de voir les ouvriers du sel à l’œuvre. Là encore le site est assez exceptionnel car très étendu ; les  hommes travaillent en plein soleil et décollent les plaques de sel en petites tablettes afin qu’elles soient par la suite transportées à dos de dromadaires pour être vendues. Il ne faut pas craindre la chaleur pour visiter ces 2 endroits mais ça en vaut vraiment la peine.
Sur le chemin de retour vers Mekele nous sommes à nouveau accompagnés par les caravanes de dromadaires en chemin pour la banquise de sel ou qui en reviennent chargées de cette précieuse marchandise. Il s’agit là encore d’un magnifique spectacle.

Le mardi nous quittons Mekele à bord des véhicules à destination de Lalibela. Nous évoluons toute la journée dans un paysage de hauts plateaux verdoyants avec des cultures en terrasses. Nous sommes tous très agréablement surpris par ce que nous découvrons et qui est à l’inverse de ce à quoi nous nous attendions : la propreté des villages traversés dans lesquels  aucun déchet ne traîne, l’état de la route goudronnée qui est juste parfaite et sans aucun nid de poule, la luxuriance de la végétation, les cultures de céréales à perte de vue, les discussions chaleureuses avec les Ethiopiens rencontrés dans les villages…  Nous arrivons à Lalibela de nuit après quelques imprévus inhérents aux voyages, comme une petite panne de voiture.

Nous ne découvrons donc le paysage environnant de Lalibela que le lendemain matin lorsque nous quittons l’hôtel à pied pour aller visiter les églises creusées dans le roc de « la nouvelle Jérusalem » qui datent du XIIIème siècle. Nous pénétrons donc dans les églises de haut lieu du christianisme éthiopien, à l’intérieur nous y découvrons des icônes, nous rencontrons des prêtres et des croyants. Nous sommes tous impressionnés de ce que la foi peut amener l’homme à construire ! L’église qui a eu notre faveur à tous est évidemment l’église Saint-Georges en forme de croix.

Le lendemain nous quittons Lalibela par les airs à destination de Gondar. Nous y visitons la cité impériale fortifiée nommée Fasil Ghebbi qui est, comme les églises de Lalibela, classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Ces châteaux des XVIIème et XVIIIème siècles sont étonnants tellement ils pourraient nous faire penser à certaines de nos forteresses européennes. Nous poursuivons notre découverte avec la visite de l’église Debré Berhan Sélassié qui est intégralement ornée de magnifiques peintures murales.

Malheureusement les meilleures choses ont une fin, l’heure du retour approche et vendredi 21 octobre nous embarquons dans la matinée à bord d’un avion à destination d’Addis-Abeba. Après une dernière demi-journée dans la capitale nous dînons dans un restaurant traditionnel afin de manger une dernière fois « l’injera », le plat national, et d’apprécier la diversité de la richesse culturelle éthiopienne avec un spectacle de danse et de musique des différentes composantes de la société éthiopienne. Puis c’est le départ pour l’aéroport pour un vol de nuit à destination de Paris.

Nous sommes tous revenus enchantés de ce voyage en terre éthiopienne et avec une seule idée en tête : y retourner pour découvrir les autres régions de cet immense pays.
L’Ethiopie est une réelle mine d’or pour notre type de voyage : des paysages grandioses et très variés, une population fière, très diverse et accueillante, une histoire séculaire,  des sites uniques au monde…
Ne vous arrêtez surtout pas à l’image éventuellement négative que vous pouvez avoir de ce pays, allez-y et vous ne serez en aucun cas déçus ! Parole de Terdaviens ! 🙂

Malika

 

Commentaires (2)
PONTECORVI25 novembre 2011 à 18 h 43 min

Le moral dans les chaussettes aujourd’hui …je regarde votre article et miracle j’ai envie de partir ma vie est soudain plus belle merci je viens de rêver

jouyaux danielle2 décembre 2011 à 18 h 14 min

J’ai lu avec bonheur le compte rendu ci-dessus comme je suis allée à cet endroit en février 2011 et je vous assure que ce périple a été le plus beau de mes voyages terdav.
Je le recommande à tous les amateurs d’émerveillements.