Accueil  > Vos récits de voyages > Récits de marcheurs > Quand voyage à pied rime avec solidarité

Quand voyage à pied rime avec solidarité

Par - le 18 septembre 2013

Offrir de vraies vacances à des familles qui n’en ont pas la chance : cela faisait un moment que l’idée nous trottait dans la tête. Cette année, grâce à Fred, notre partenaire en Ardèche et à toute son équipe, ainsi qu’à Stéphane, éducateur de l’association Le Rocher, Oasis des cités, nous avons pu emmener quatre familles goûter aux joies des randonnées aquatiques, des balades avec un âne, et au plaisir d’être ensemble et de vivre l’instant présent. Fred, Stéphane et Farmata, l’une des mamans, nous racontent ces vacances.

IMG_0549

Stéphane, pouvez-nous présenter l’association Le Rocher, Oasis des cités ?

© Stéphane du Pin de Saint-André

© Stéphane du Pin de Saint-André

L’association œuvre depuis 13 ans au service des habitants des cités et quartiers populaires français. Dès le début, nous avons fait le choix d’habiter dans les cités. De cette proximité naît la confiance, au centre de toutes nos actions, à la source de tout développement.

Au quotidien, notre travail est d’abord un travail d’accompagnement social et éducatif avec les parents. Le Rocher crée des lieux d’accueil où les adultes se sentent encouragés et confortés dans leur rôle d’éducateurs. Nous mettons également en œuvre des actions d’animation auprès des plus jeunes et de prévention auprès des «grands jeunes» (16-25 ans).

Qui sont les familles avec lesquelles tu es parti ?

Ce sont des familles que nous connaissions bien, avec qui nous travaillions déjà depuis un moment et qui avait assez confiance en nous pour accepter de partir ainsi vers l’inconnu. Chaque maman appréhendait un peu de se retrouver dans un nouvel environnement, avec de nouvelles personnes, mais tout s’est très bien passé.

Fred, quels souvenirs ton équipe et toi gardez de ce séjour en Ardèche ?

De très beaux souvenirs évidemment. Ce qui m’a d’abord étonné, c’est la facilité avec laquelle la confiance s’est établie. D’habitude, quand nous accueillons des clients, il s’écoule toujours deux ou trois jours avant que chacun se sente réellement à l’aise mais là, ça a tout de suite été très simple.

© Stéphane du Pin de Saint-André

© Stéphane du Pin de Saint-André

Durant une semaine, ils ont été beaucoup plus que des invités. Nous étions comme une grande famille vivant sous le même toit. Il y avait un réel échange entre nous. Chacun était dans le partage et les familles voulaient profiter à fond de ce qui leur était offert.

Ça fait 25 ans que je fais ce boulot, mais les adieux qui ont conclu le séjour ont été les plus déchirants que j’aie jamais eu à faire. Aujourd’hui on essaie de garder le contact. Les enfants nous envoient des SMS et nous leur écrivons des cartes postales.

Farmata, tu fais partie des mamans qui sont parties en Ardèche.

© Stéphane du Pin de Saint-André

© Stéphane du Pin de Saint-André

Oui. Un jour j’ai reçu un coup de fil me demandant si j’acceptais de partir en vacances avec ma petite fille. J’ai accepté tout de suite, même si après j’ai traversé une période de doute. En fait, j’étais anxieuse, je ne connaissais pas les gens avec qui j’allais vivre pendant une semaine et pour dire la vérité, je ne savais même pas où se trouvait l’Ardèche.

Tout ça bien sûr c’était avant de faire la connaissance de Fred. On s’est tout de suite senti bien et on s’est vite rendu compte de la bienveillance et de la simplicité des gens. Vous savez, à Paris, les gens se disent à peine bonjour, mais là on s’intéresse sincèrement à vous. Par exemple, les autres mamans et moi on n’a pas l’habitude de se faire servir et au bout de quelques jours on a demandé si on pouvait aider en cuisine. Et bien, les cuisinières nous ont accueillies comme si cette cuisine étaient la nôtre depuis toujours. En échange, on leur a donné les recettes de nos spécialités.

Au début on ne voulait pas partir et à la fin on ne voulait pas rentrer. Ça a été dur de quitter le gîte, mais heureusement on reste en contact. Et puis, avec Fathia une autre maman, on envisage même de retourner saluer Fred en Ardèche.

Et les autres mamans, qu’ont-elles retenu de ce séjour ?

Toutes sont évidemment très heureuses d’avoir fait partie de cette expérience. Fathia a été séduite par la qualité de vie en Ardèche et s’interroge sur un projet de vie là-bas. Oumou rêverait aussi de retourner en Ardèche, avec son mari cette fois.  Quant à Anne-Ghislaine, elle a vécu pleinement ce moment familial où elle a enfin eu le temps de prendre le temps.

Souvenirs de voyage

Commentaire (1)
Julie Vincent23 septembre 2013 à 11 h 09 min

Un bel exemple de partage en toute simplicité!
Ca fait tellement plaisir