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Voyage au Rajasthan avec les Bishnoïs

Par - le 8 novembre 2013

Depuis un reportage réalisé dans GEO en 2009, Franck Vogel est très proche de la communauté religieuse des Bishnoïs. Son film, Rajasthan, l’âme d’un prophète, projeté lors du festival du film Objectif aventure, en avait ému plus d’un. De ce film, était alors né le projet de concevoir un voyage au Rajasthan en immersion dans la communauté bishnoï. Franck, qui a accompagné le voyage, mais aussi Hélène et Maryse, deux clientes qui ont gentiment accepté de nous répondre, reviennent sur cette belle expérience.

Franck, pourquoi accompagner un tel voyage ?

Ce voyage au Rajasthan avait pour objectif de permettre à des clients de Terres d’Aventure de soutenir la lutte engagée par Khamu Ram et Rana Ram pour la protection de la nature. Nous devions participer à des actions de reforestation du désert au côté de Rana Ram, en plantant des arbres achetés au début du voyage, et sensibiliser la population à la pollution par les sacs plastiques au côté de Khamu Ram. La communauté bishnoï est bienveillante, mais ne se livre pas facilement. Au fil des années, j’ai pu gagner sa confiance et j’ai même été désigné porte-parole des Bishnoïs à l’étranger. Au cours du voyage, j’ai pu faciliter la rencontre et jouer le rôle de passeur entre les cultures bishnoï et française.

Khamu Ram dans le désert du Thar / © F. Vogel

Où en est la lutte de Khamu Ram contre la pollution par les sacs plastiques?

C’est un combat de longue haleine, mais j’ai pu constater avec plaisir que les mentalités évoluaient petit à petit. Durant le festival, j’ai noté la présence d’un nombre croissant de poubelles, un détail qui ne trompe pas. Le discours de Khamu Ram touche maintenant une part importante de la population bishnoï, notamment parmi la jeune génération. La statut d’illuminé qui lui collait à la peau quand je l’ai connu tend à être remplacé par celui d’homme respecté par ses pairs. En février dernier, il a même reçu le prix d’« Homme extraordinaire de l’Inde », ce qui lui a valu un regain de popularité.

Franck honoré par les Bishnoïs lors du Mukam Mela / © F. VogelTu as reçu une distinction ?

Oui, on m’a récompensé pour avoir contribué à la diffusion de la culture bishnoï. C’était complètement inattendu. J’ai d’abord fait venir Rana Ram et Khamu Ram pour les associer à ce prix, puis les clients nous ont rejoints à leur tour. C’est génial car cela s’est passé devant des milliers de personnes qui ont pu vraiment être sensibilisées au message de Rana Ram et Khamu Ram.

Maryse, c’était votre premier voyage avec Terres d’Aventure?

Oui, cela faisait un moment que je souhaitais voyager en Inde. J’ai vu le film de Franck au festival Objectif Aventure et j’ai été charmée par l’intervention de Franck à la fin du film. Ça a été le facteur déclencheur.

Un premier voyage en Inde, ce n’est pas rien. D’ailleurs, le premier jour a été un peu dur pour moi. C’était tellement différent de ce que je pouvais vivre au quotidien, j’étais assaillie de tellement d’émotions… D’un seul coup, ça a été au-dessus de mes forces. Et puis, je me suis ressaisie, et je me suis souvenue que ce que je vivais était tout simplement génial, que je devais à tout prix en profiter.

La reforestation, l'une des grandes causes bishnoï / © F. Vogel

Que retenez-vous du voyage «L’Inde en fête, festival Bishnoï au Rajasthan» ?

Plus que les monuments, c’est la force des liens qui se sont créés au cours du voyage qui me resteront en mémoire. La gentillesse d’Arnaud (conseiller voyages à Paris), l’enthousiasme de Franck, la bienveillance des autres participants et bien sûr la chaleur des Bishnoïs, qui nous ont accueillis chez eux comme si nous faisions partie de leur famille.

Hélène, connaissiez-vous les Bishnoïs ?

Très peu, en fait. J’avais d’abord choisi ce voyage pour participer au Mukam Mela, qui attire chaque année, 500 000 fidèles autour du tombeau de Jambhoji, le gourou des Bishnoïs à l’origine des 29 principes de sagesse auxquels se soumettent toujours les Bishnoïs. J’aime participer aux fêtes du monde : les couleurs, les ambiances, la ferveur religieuse… tout cela donne à voir un pays de manière différente.

À l’occasion de ce voyage et de notre participation au Mukam Mela, j’ai pu prendre conscience du lien étroit qui unit les Bishnoïs à leur environnement. Par exemple, les brasiers ne sont allumés qu’au lever du soleil, pour ne pas attirer les insectes, qui périraient brûlés dans les flammes. L’offrande du ghee et des noix de coco font aussi partie du cérémonial, tout comme la construction de dunes, pour laquelle nous avons été sollicités. Il s’agit de former des dunes pour limiter l’avancée du désert à l’aide de sable accumulé en différents points du désert par les Bishnoïs. C’est aussi un hommage à la pensée de Jambhoji, qui avait suggéré à ses contemporains de construire des dunes pour protéger leurs cultures du vent.

Qu’avez-vous pensé de Rana Ram et Khamu Ram ?

Un Bishnoï, soignant une gazelle blessée / © F. VogelNous avons passé un après-midi entier avec Rana Ram et sa famille, et avons planté avec lui trois nouveaux neems. Les femmes de sa famille nous ont ensuite préparé un repas typique de leur communauté. Au menu : chapati de farine de millet qu’on écrase et mélange à du ghee, puis qu’on mange avec les doigts

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accompagné d’un curry de légumes. Nous avons beaucoup discuté, de sa famille et de son action de reforestation. Vous savez, en quarante ans, Rana Ram a planté plus de 25 000 feuillus !

Khamu Ram est une personnalité très attachante et sa lutte contre la pollution par les sacs plastiques est très intéressante. Après tout, c’est un problème qui ne touche pas seulement le Rajasthan et son combat devrait être connu dans bien d’autres pays.

Il est infatigable quand il s’agit de manifester ou de sensibiliser son prochain. Et il fait des émules. Nous avons notamment dîné chez un jeune Bishnoï en pèlerinage à Mukam qui soutient Khamu Ram depuis deux ans maintenant. Et il ne manque pas d’initiative. C’est lui qui a trouvé ce slogan, que je trouve particulièrement fort : « Autrefois, il y avait un roi, autrefois, il y avait une reine, j’espère qu’un jour, on ne dira pas : autrefois, il y avait de l’eau. »

Commentaires (3)

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GARCIA PATRICIA22 décembre 2013 à 10 h 47 min

Je suis agréablement surprise. Le combat de cet homme, je le mène également à mon niveau, notamment à travers les papiers que je ramasse lors de mes balades a pied sur les routes ou sur les plages.
Un jour une femme m’a demandé si j’étais payée pour cela et je lui ai répondu que je faisais cela par respect pour la nature !
Tout comme Khamu Ram, on me prend parfois pour une illuminée mais je m’en moque. Pour moi comme pour les Bishnoïs, le respect de l’animal et de l’environnement sont primordiaux. Si je n’avais pas peur de prendre l’avion, j’irai rencontrer ces personnes que j’admire beaucoup. Il y a de belles âmes sur cette terre cela fait du bien.

Pat

Caroline
Caroline23 décembre 2013 à 10 h 05 min

Bravo pour votre implication dans le respect de l’environnement. Si vous avez été touchée par Khamu Ram et les autres membres de la communauté bishnoï, je vous conseille le film de Franck « Rajasthan, l’âme d’un prophète ».
Je vous souhaite d’excellentes fêtes,